‹ Le ciel sur la terreChapitre 3 sur 120 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

CIRCOKSTASCES QUI ONT PRÉCÉDÉ l'iNSTITCTIOS DE l'eUCHARISTIE. FIGURES. — SYMBOLES QUI l'aNSOSÇAIEST

sons l'astique alliance. — promesse de sotre-seigseur jÉsos-cnRisT A ses apôtres et a ses disciples.

L'Eglise catholique, l'immortelle épouse de Jésus- Christ, enseigne que rEucliaristie est un sacrement qui contient réellement, substantiellement et en vérité, le corps, le sang, l'âme et la divinité de Notre- Seigneur Jésus-Christ, sous les espèces ou apparences du pain et du vin. Sur quelle base repose notre croyance à cet égard? Quelles sont les circonstances

qui ont précédé l'institution de la sainte Eucharistie?

Le Verbe, le Fils éternel de Dieu, dans l'excîîs de son amour, ayant résolu de combler sa créature d'ineffables délices, en la nourrissant de sa chair sacrée, se plut à préparer le monde contre le scandale de celte inconcevable charité en jetant dans l'esprit des peuples de ces tendances que j'appellerai providentielles, et qui préfiguraient les biens à venir destinés à la nation évangélique Aussi, partout et toujours, trouvez-vous chez les peuples conservée pure et sainte la foi à l'union de l'homme avec Dieu. Céleste union qui commence le ciel sur la terre! Aussi, partout et toujours, les peuples ont offert des sacrifices à la Divinité et participé à la victime du sacrifice. Les habitants de la Chine croyaient trouver cette communion de l'homme avec Dieu dans le breuvage offert à Confucius; l'idolâtre dans les viandes de ses sacrifices, et, chose étonnante, au Mexique, avant que les Européens y eussent pénétré, cette communication se faisait avec du pain et du vin offerts en sacrifice. Mais sortons des ombres grossières de l'idolâtrie et portons nos regards sur le peuple d'Israël que Dieu avait fait dépositaire de ses promesses futures, et nous verrons comment l'infinie charité de Dieu s'est plu à préparer les voies à la manifestation de son infini amour.

Presque au berceau du monde les traditions sacrées nous montrent le grand prêtre du Très-Haut, Melchisédech, offrant en sacrifice le pain et le vin dont

il nourrit le père des croyants et sa troupe victorieuse. Type auguste de Jésus-Christ, le pontife éternel selon l'ordre de Melchisédech, qui dans le temps devait offrir en sacrifice le pain et le vin dont il devait nourrir les âmes victorieuses du monde et de leurs inclinations corrompues. Plus tard, Dieu voulant comme nous initier aux mystères de la Table eucharistique, je vois un i^gneau mystérieux immolé auquel tous les enfants d'Israël participent, et dont le sang les protège contre le glaive de l'ange exterminateur, les délivre de la servitude de l'Egypte et les introduit dans la terre de promission. Auguste symbole de Jésus-Christ, ce divin Agneau, qui devait s'immoler sur nos autels, et dont le sang, fortifiant nos cœurs contre les passions, devait nous rendre invulnérables aux traits de nos ennemis et nous assurer la possession de l'éternelle patrie !

Dans le désert, qui n'aimerait à reconnaître dans cette manne délicieuse que les anges apportaient tous les jours sur les nuées du ciel aux enfants des Hébreux, qui n'aimerait à reconnaître le Pain eucharistique, cette manne céleste qui tous les jours descend des cieux pour charmer notre exil, essuyer nos blessures, et changer en des larmes de joie les pleurs que l'humanité répand dans le large et profond sillon de douleur que le péché lui a creusé, et par lequel il lui faut passer pour arriver à la conquête de ses immortelles destinées.

Quel était ce pain mystérieux de la tribu d'Aser,

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