‹ Le ciel sur la terreChapitre 87 sur 120 · LOUIS LE GROS · texte numérisé non relu

LOUIS LE GROS

lO'IS LE GBOS EST Gl'ÉHI MinAClLECSEMENT OCXE MAUDIE MORTELLE PAR LE SAINT VIATIQUE.

Suger, abbé de Saint-Denys, rapporte en ces termes, dans son bistoiro de France, la guérison miraculeuse de Louis le Gros, opérée par la sainte communion, Tan HIO.

« Louis le Gros, atteint d'une maladie qui était regardée comme mortelle, songea à se préparer à la mort par la réception de la divine Eucharistie. Il se confessa, puis il se disposa de son mieux à recevoir cet auguste sacrement.

« Au moment oîile prêtre allait lui porter la sainte communion, animé d'une foi vive et d'une profonde humilité, ce prince s'écria uc< Il n'est pas juste que « j'attende mon Seigneur et mon Dieu dans mon lit. » Il se lève, s'babille, puis, soutenu par deuxde ses serviteurs, il se rend dans la salle du trône, et, s'agenouillant au pied d'un autel qu'on avait préparé, •il reçoit cet aliment de vie avec une dévotion si tendre que tous ses serviteurs fondaient en larmes.

« Après avoir reçu la sainte boslie, il reste encore à deux genoux, offrant à Dieu ses sentiments d'amour et de vive reconnaissance pour le grand honneur qu'il venait de recevoir. Son action de grâces terminée, Louis se lève sans le secours d'aucun aide, et, au .lieu de se rendre à son lit, d'où i! venait de sortir

malade, épuisé, n'en pouvant plus, il rentre sain et sauf dans son cabinet, et là il s'abandonne aux transports d'amour et de reconnaissance qu'excitait en son cœur sa guérison si miraculeuse. »

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