‹ Le cimetière gallo-romain de StrasbourgChapitre 11 sur 27 · III. F · texte numérisé non relu

III. F

la Commission des antiquités du département de la Côte-dUOr^. Les perles y sont séparées alternativemenl par des grains en émail de formes et de couleurs diverses. Cela nous explique la présence des grains verts au milieu des fausses perles de notre tombe, qui doivent avoir rempli le môme office.

Le squeletle, appartenant évidemment à une femme, était placé dans la direction nord-ouest à sud-est, à une profondeur de 1™,20, c'est-à-dire de plus de 2 mètres avant le nivellement du sol.

Hauteur de Tolla. . . 0ï",28; diamètre.

> du flacon . . 0°™,1G5; »

Longueur de la fiole restituée, 0"',155.

En continuant les recherches les trois jours suivants nous pûmes constater presque aux deux extrémités nord et sud du cimetière la présence des squelettes 115 et 116, entourés de nombreux clous et accompagnés de tessons. Ils étaient orientés du nord au sud.

La sépulture 117, orientée de 1 ouest à Test, renfermait deux vases pianni. g. « placés contre le tibia gauche; une belle coupe en verre fendillée, mais entière, et une lagène retirée intacte. Au milieu du corps se trouvait la boucle du ceinturon, dont ci-contre le dessin; tout près une monnaie de Constantin le Jeune, petit module. Des clous de fortes dimensions marquaient la forme du cercueil primitif.

Hauteur de la lagène . . . 0%32; » de la coupe . . . 0™,07;

Cette dernière, de la môme forme que la coupe figurée sur la planche VllI, ne pèse que 50 grammes.

Au nord de la sépulture 15 il restait, au milieu de plusieurs lombes, une portion de terrain, assez étendue, qui n'avait pas encore été entamée. Nous y avions à peine commencé nos recherches que nous renconlràmcs trois tombes, dont deux renfermaient des vases funéraires. Les S(pielelles

diamètre

0«sIO

Plan III. E. t.

I. Tonio V, p. 18S. ri. XVI, lig. 3. — Voy. sur une trouvailhî analo^nio faite à Saint- Acheul-lès-Amiens rintércssant ménioiro de M. Gariiier dans les Mémoires de la Société dc$ Antiquaires de Picardie. Deuxième série, t. W, p. 05. PI. III et IV.

placés à côté l*un de l'autre ^ à 1 mètre environ d'intervalle, étaient orientés du nord au sud.

ptanin.D.3. Le premier (118) était d'une belle conservation, il avait la tête complètement tournée vers l'ouest, les mains croisées sur l'estomac. Aucun objet, excepté un tesson, n'accompagnait le corps, qui paraît avoir été enseveli sans cercueil, piaaiii. E.3. La tombc 119 a beaucoup souflert du passage des voitures. Le crâne était brisé. Tout près de la tète et du côté droit du bassin nous avons recueilli les débris informes de deux petits vases en verre; aux pieds gisaient un vase en poterie avec couverte noire, pareil à celui que reproduit la planche X au numéro 7, et deux flacons de forme ordinaire, dont ' l'un est entièrement brisé.

Ilauleur du vase en grès . . 0™,18; diamètre. . . 0™,H5 » du premier flacon . 0™,19; » ... 0™,H0

» du second flacon. . 0™,12; » ... 0"ï,085

Plan III. D, 4. 120. Tombc d'enfant. Quelques débris de verre, près du squelette peu

conservé.

puniii.E. 3. 12t. Beau squelette, à peu de profondeur sous le sol. A ses pieds un verre à boire brisé de grandes dimensions (hauteur 0™,14; diamètre de rorifice 0"ï,10). Un objet en bronze, placé près du corps, a été reconnu comme ayant fait partie d'une fibule démontée par la pelle pendant l'opération. La broche n'a pas été retrouvée.

Plan m. E, 3. 122. Squclclte fortement endommagé, avec les bras croisés sur l'estomac. Deux tessons et une petite hache en fer placée aux pieds.

En faisant trier entre les doigts la terre accumulée entre les tombes 118-122, qui ont été rencontrées toutes les quatre à une faible profondeur, j'obtins deux petites monnaies provenant de ces sépultures, sans qu'il soit possible de dire à laquelle elles appartiennent.

La première est de Tetricus le Jeune, qui orna le triomphe d'Aurélien, après la bataille de Châlons (274), avec son père, l'un des trente tyrans. Honnaiei. AvcTs ,' Jcunc têtc ceintc d'une couronne relevée en point, avec la

légende : C. PIVESV (ivs) TETRIGVS (CAES ar).

Revers: Figure de Daphné (?) ....AS.

La seconde est de Constantin le Jeune, au type connu. La légende de

l'avers n'est plus complète. On lit encore CON TINVS Le revers

porte GLORIA EXERGITVS autour de deux guerriers, dont l'un soutient le labarum.

Plan m, E, 8. La partie supérieure du squelette 123 était bien conservée. Trois vases brisés se trouvaient aux pieds. L'un appartient à la classe deslagènes

diola (comparez pi. VI, 4), le second à celle des verres à boire de la forme figurée par la planche VIII, 3; le troisième est le quatrième barillet de la Bariiiet collection, d autant plus important qu û porte sous le pied la marque de frontinieone. la verrerie frontinienne, renommée par ses nombreux produits qui sont répandus entre la Loire et le Rhin. 11 est muni d'une seule anse; comme les barillets que nous possédons déjà, il a été soufflé dans une forme, dont une double bavure trahit les joints. La signature ne compiciul (|ue les premières lettres FRON*, très-nettement rendues et disposées entre les lignes de deux cercles concentriques. On n'a, que je sache, encore rencontré la marque de la fabrique frontinienne que sur des bari(|ues, qui paraissent avoir été sa spécialité et sont invariablement cerclés six fois à chaque bout. Les dérogations à ce chiffre, en quelque sorte consacré, sont rares et ne se voient que sur des barils sans noms et sortant de fabriques diverses. Un exemplaire sans signature déterré en Alsace et figuré par M. Victor Simon dans ses Documents historiques sur le verre, présente quatre cercles à chaque extrémité ; un autre de notre collection, retiré de la tombe 25, en a six en haut et sept en bas. Sui* les vases de cette forme qui sont trouvés en Allemagne, si nous exceptons les bords du Rhin, les cercles du tour manquent complètement, connne j'ai eu occasion de Fobserver dans nombre de collections.

Hauteur de la lagène diota 0"^,20; diamètre 0'",125 rt du vase à boire . 0"Sl2; » 0"',07r)

» du barillet .... 0"\19; « 0^",09

C'e^t avec la découverte de cet intéressant verre que je clos la campagne de 1879, à laquelle j'ai consacré quatorze jours exclusivement pour fouilles et qui, en raison de mon nombreux personnel fourni par le génie militaire, représente cent vingt-cinq journées de travail. O^aranle-deux

1. 11 est peu de musées iuiportants au non! de la France, de la Helu^que et des bords du Rhin, qui ne possèdent quelque produit de cette fabrique, dont le nom est le plus souvent donné par abréviation. Je cite les n"« 785, 788, 792, 800, 811. 927 du musée de Picardie à Amiens. Des exemplaires signés avec la niônie abréviatiiui (jue le nôtre ont été trouvés ù Diejqie, à Hrequeréques (aujourd'bui au musée de lioulogne-snr-Mer, n*» 25SI), à Will(Mn et à Trêves. Le n® OTi du musée de cotte ville porte la si^^iuiture FROMI à rebours.

Cf. A. Dkville, Histoire de i'arl de fa rerrerie. dans i'o/itiqinfê , p. 48 et suiv., pi. LVIII et LIX. — FR()i-:nNi;n, La Vcrnric antique, p. 13'.'. — Cochet, isorniandic souterraine, p. 183 et suiv.

tombes seulement ont été ouvertes pendant celle année et le nombre de vases trouvés se réduit à 35, dont 29 en verre, chiffres bien inférieurs à ceux de nos fouilles en 1878, mais qui n'étonneront point, si Ton veul bien songer que le mauvais temps a plusieurs fois entravé notre action et occasionné par là de sensibles retards; que de plus nous avons employé les meilleures journées à un travail ingrat, consistant à creuser une grande surface de terrain jusqu'à une profondeur considérable, pour nous assurer qu'il n'existe pas un cimetière plus antique sous celui que nous explorons. On ne me reprochera pas ces recherches. Elles m'ont médiocrement souri dés le début, mais elles me paraissaient commandées par le vœu formel de plusieurs archéologues, auxquels nous sommes aujourd'hui en mesure de répondre à ce sujet avec quelque assurance. Ce travail n'a donc pas été perdu, quoiqu'il n'ait pas fourni un seul objet à notre collection. Du reste, tout en recueillant avec une satisfaction bien naturelle tout ce qui peut enrichir notre futur musée d'antiquités locales, je dois avouer que l'étude d'une foule de détails qui n'offrent rien de saisissable à la main, aussi bien que le travail de vérifications sans résultat apparent pour le public, m'ont préoccupé au moins autant que le soin de collectionner pour le musée.

J'ai l'espoir que le terrain restera encore libre pendant les premiers mois de l'année prochaine et que les fouilles pourront y être continuées. Si tout ne me trompe dans mes appréciations, la portion du terrain qui reste à explorer, recèle d'intéressantes et nombreuses antiquités sépulcrales. Peut-être leur exhumation nous ménagera plus d'une surprise et produira de nouvelles données à notre étude.

Les frais occasionnés par les fouilles en 1879 ont été de 325 fr., y compris le reliquat de 8 fr. de l'allocation de 1878*.

1. V. plus haut, p. 64. — La somme allouée par la Société pour la conscrTatioa des monuments bistoriqucs d'Alsace dans Tcxcrcicc de 1879 a été de 375 fr., dont 58 ont été consacrés à des recberchcs faites à Kœnigshofcn.

SIXIÈME RAPPORT présenté à la séance cla Comité le 5 mai 1880.

Messieurs,

Je me préoccupais depuis quelques jours de la reprise des travaux dans notre antique cimetière, qui par suite de retards apportés fort lieuieusement pour nous dans les constructions projetées par l'administration du chemin de fer, reste encore accessible pendant quelque temps. Presque toutes les mesures étaient prises pour recommencer les fouilles. Le terrain avait été visité dans la journée du 14 avril, quand je fus prévenu par les soins obligeants de M. Maltz, géomètre, qu'une tombe aniique, de forme peu commune, venait d'élre rencontrée sous l'ancien chemin des glacis. La nouvelle de la découverte me fut transmise à la nuit tombante. Je me suis hâté, le lendemain matin, de me transporter à Tendroit bien connu, mais qui était jusqu'ici resté en dehors de nos explorations, parce que le chemin servait encore de passage.

La tombe (124) se trouvait presque au milieu du chemin aujourd'hui pianiii. b. e. disparu, à 25 centimètres à peine sous le gravier dont il a été couvert par les ingénieurs français. Elle était exactement dirigée du nord au sud, maçonnée avec de gros moellons, entremêlés de quelques cailloux de fDrtes dimensions et de fragments de briques. Ces derniers se trouvaient surtout au bord comme remblai pour le nivelage. Cinq briques cariées s*piiitur« en terre rouge, de 0™,52 de côté, formaient couvercle; sept briques plus funj» «le brique». petites, dont quatre en terre jaunâtre, constituaient le fond sur leciuel était étendu un squelette de fortes dimensions, compk'tement disparu dans le lehm. Comme dans les sé[)ullures précédemment visitées, la terre avait envahi le caveau sépulcral et dut être extraite avec soin pour l'étude de la tombe. Malgré les recherches les plus minutieuses qui durèrent plus de deux heures, aucun objet ne fut trouvé près du corps, sinon les clous de la chaussure. Le squelette lui-même avait une pose irrégulière nécessitée par l'exiguïté relative du caveau, qui cependant ne mesurait pas moins de 1"",85 de longueur dans œuvre. La tête se trouvait dans l'angle nord-ouest, le corps était \)\\6 vers la gauche, les mains se croissaient sur le bassin.

riM iri. 1. s.

Les parois inléiieares, assez régulièrement maçonnées, sarplombaîent semiUemeot et ne lai^^aient q>j'une ouTerlore large de 0=^,W â (JF45, calculée (Taprèî la largeur des Lriqoes qui couvraierit la tombe. Celle-ci a dû élre ouTerte et spoliée il y a bien longtemps.

Hardi ^ 20 avril. Quelfues heures de la journée forent employées à examiner deredief b portion de terrain où en automne 1878 nous avions découvert les restes d'une maçonnerie et un pavé à (>=,30 environ sous le Sol. Nous pûmes constater tout près, vers le sud, la présence de mc*êllons et de mortier s'étendant irrégulièrement sur une superficie de plus de 20 mètres carrés et se perdant vers Fouest sous le chemin des glacis. Ces matières, qui n'étaient recouvertes que de 0™,20 à 0",25 de terre et paraissent aujourdliui à fleur de sol , seraient -elîes les restes de fondation d'un petit édifice construit sur cette place avant les travaux ordonnés par Vauban? Cela parait probable.

Les tombes 125 et 126, dirigées du nord au sud, ont été trouvées à peu de distance de cet empbcement.

La première, évidemment déjà bouleversée, ne renfermait que de faibles restes du squelette et des débris de verre provenant d'un petit flacon. Quelques gros clous dessinaient nettement les contours du cercueil en bois de la seconde, complètement dépourvue de vases ou autres objets.

Mercredi, 2i avril. Comptant borner mes recherches au voisinage de la tombe 125, j'ai demandé et obtenu de l'administration des chemins de fer deux hommes de confiance, dont l'un m'avait déjà rendu service Fêté passé. Leur obéissance ponctuelle à mes ordres, jointe à une dextérité dont j'ai pu constater les progrès jour par jour, ne contribuèrent pas peu é la réussite de mes recherches. Je suis heureux de pouvoir ajouter qu'un jeune élève en droit, qui m'a demandé l'autorisation de visiter le cimetière, a depuis régulièrement assisté aux travaux. De simple curieux qu'il a été le premier jour, M. Charles Berchtold, d'ingolstadt, est devenu un colla* bof-ateur aussi zélé et intelligent qu'utile. J'ai pu, pendant mes heures d'absence, lui confier en toute sûreté la direction de mou personnel, qui aurait été obligé de chômer dans l'intervalle.

Les fouilles furent continuées tout près du chemin des glacis, â la pro-

piMiff.c. 5. fondeur d'environ 1™,60 nous arrivâmes au squelette 127, bien conservé,

de taille plus qu'ordinaire et enseveli du nord au sud. Une belle lagène de

DifTémiri'»

•rii.iibles entre

la forme du n^ 6, pi. VIII, mais avec anse plus élégante, fut relire près du pied droit. Elle était malheureusement déjà brisée en terre. Tout près, le lehm était mêlé d'une substance de couleur blanchâtre qui a été soigneusement recueillie pour être soumise à l'analyse chimique.

Parallèlement à cette sépulture et à distance d'environ 2",50, nous découvrîmes la tombe 128. Elle n'était qu'à 0™,80 de profondeur et avait la J:iT:lL même direction que la précédente. Les débris d'un verre à boire se "" ' ' trouvaient entre les pieds du squelette.

Un peu plus au nord, nous ouvrîmes la tombe 129, orientée commojes ^'••'" '"• ^' *• précédentes. Deux vases en poterie ordinaire étaient posés aux pieds du squelette; tout près nous retirâmes une monnaie de Constantin le Grand, Mon..aio. petit module. Sur l'avers on lit COiNSTANTlNVS AVG., autour de la tête fortement entamée par la patine. Le revers représente une porte de ville entourée des mots: PROVIDENTIA AVG (usti). Au bns les lettres P {ercussa) TUE (viris) indiquent l'endroit de Fatelier monétaire.

La direction des deux tombes était du nord au sud.

Une découverte qui nous parut être plus importante, fut celle du sarcophage, désigné sur le plan par le n° 130. N'ayant pas un personnel suffi- ''''"'".<•. »• sant pour procéder à l'ouvertiue et ne pouvant plus l'obtenir dans la même soirée, je fis aussitôt recouvrir remplncemcnl de terre, me réservant Touverture pour le lendemain.

Jeudi, 22 avril. L'ouverture du sarcophage fut faite à 9 heui-es du d-...?"Ir"u|rage. matin, en présence de M. rarchitecte divisionnaire et de plusieurs ingénieurs attachés à l'administration des chemins de fer d'Alsace-Lorraine. Deux acrotères du couvercle étaient déjà détachés, comme il put être constaté facilement. Le couvercle resté intact a été brisé depuis par des vandales de passage. Il a la forme de celui qui couvrait le sarcophage de la tombe 25, mais il est appareillé avec moins de soin.

Le cercueil ne renfermait que le squelette, dont la forme se dessinait nettement dans la couche de lehm successivement formée par Finfiltralion. Vu la stature extraordinaire du défunt, la paroi intérieure a du être entaillée de quelques centimètres du côté des pieds, peu avant l'exhumation, ce qui donnait une longueur dans œuvre de 1"^,88, encore insuffisante pour le corps, dont la tête dut être fortement relevée et penchée sur la poitrine pour trouver place dans la caisse funèbre. Un fémur retiré avec le crâne permettra sans doute aux hommes de l'art de nous renseigner sur les proportions exactes du corps.

Les recherches les plus minutieuses faites dans la terre qui enveloppait le squelette et qui fut triée entre les doigts, restèrent infructueuses. La tombe avait déjà été ouverte et les vases funéraires avaient été enlevés; il ne me restait aucun doute à ce sujet. Probablement cela eut lieu en septembre 1878, avant mon arrivée dans la nécropole. La position exceptionnelle du corps, Tentaille faite dans le sarcophage aux pieds du squelette, cadraient parfaitement avec Fexposé que me fit, quelques semaines après, un de MM. les ingénieurs qui avait assisté à Touverlure. J'ai noté en^a présence les explications qu'il a bien voulu me donner, et auxquelles le nombre de détails précis donnent de la valeur. Au-dessus de l'épaule droile on avait trouvé un petit verre, de forme allongée et renflé au milieu; au bas de la main droite, un bariHet muni d*une seule anse et incliné sur le bassin du squelette, à ses pieds une coupe en verre. Il m'a été facile de reconnaître ces trois objets parmi ceux qui me furent remis au bureau de M. l'architecte divisionnaire, le 4 et le 28 novembre 1878.

Voici les dimensions de ce sarcophage en pierre, qui est le seizième trouvé dans la nécropole :

Longueur totale 2™,04 Dans œuvre 1™,88

Largeur 0™,75 » » en moyenne. 0™,o7

Hauteur à la tête 0°^,42 » » 0"',34

» aux pieds • 0™,40 » » 0°ï,30

Épaisseur des parois variable entre 0™,085 et 0™,10.

Vendredi, 23 avril. Le sarcophage étant du reste bien conservé, il fut décidé qu'il serait transporté au musée actuellement établi au Petit- Séminaire. La même voiture y amena dans la matinée celui qui avait été découvert le 8 août.

Quatre tombes orientées du nord au sud furent ouvertes dans Taprèsmicli :

Plan III. D. 4. 181. Aux pîcds du squelette une coupe en verre brisée, mais reconstituée depuis. Clous du cercueil.

piiniii.D.s. 132. Tombe d'enfant, accompagnée d'un verre brisé. Absence de clous.

Plan nu D, s. 133. Sépulture d'un homme de forte taille. Aux pieds les restes d'une

coupe en verre. Absence de clous pouvant provenir du cercueil.

134. Squelette de vieillard, à juger surtout par l'état des mâchoires. La tombe, qui ne renfermait plus de vases, paraît avoir été fouillée. Il restait encore deux clous du cercueil.

Plan III, D, 3.

Samedi, 24 avril. Ce jour nous entrepiimes, dès le malin ^ Texploration de la portion sud-est du cimetière, qui devait bientôt être entièrement accessible. Une belle lagène diota d'une transparence remarquable, de la forme donnée par le n^ 4 de la pi. VI, fut retirée complètement intacte de la tombe 135, orientée de l'ouest à Test. pi" i" r. «.

Hauteur de la lagène 0™,24; diamètre 0^,\H.

La sépulture 136, orientée de même, renfermait entre les pieds du dé- pi«n m, f, «. funt un de ces flacons avec col en entonnoir, dont nous possédons déjà plusieurs exemplaires. Celui-ci serait le plus beau de la collection, sans les brisures du goulot. Un filet en verre serpente autour de la panse et l'enveloppe huit fois de son délicat relief.

187 fut reconnu être la tombe d'un enfant. pianiii. f. •.

Après midi, je détachais un de mes ouvriers pour opérer i\ 15 mètres plus au nord, à un endroit qui n'avait pas été fouillé en automne. Un squelette bien conservé (138) parut 5 la profondeur de 1ï",20. Aux pieds nous pianiii. f.4. trouvâmes une sorte d'assiette en terre commune, avec bords trcs-élevés, tout près, un verre irisé d'une grande finesse et orné de quatre bulles en émail jaune, haut de 0",0C7, avec ouverture de 0'",05G; il ne pèse pas tout à fait 24 grammes. Un flacon de la forme de celui marqué du n° 4, sur pi. VII, parut à la droite du crâne.

Dans la soirée nous ouvrîmes encore les tombes 139 et 140. La pre- rianin.F. ?. mière était celle d'une femme, peut-être la mère de l'enfant enterré daus la seconde, dont il ne restait que très-peu d'ossements. Nous y avons trouvé les fragments d'un vase en poterie commune, une belle viriole et six épingles à cheveux en os ou en ivoire, réunies aux pieds de la défunte. Les restes de l'enfant étaient accompagnés d'un biberon, d'une clochette à ouverture quadrangulaire et d'un petit lacrymaloire ou flacon à essence en verre opalisé. Quelques ftagmenls ornés de larmes en verre du plus beau reflet proviennent d'un vase qui devait être d'une délicatesse exquise.

Le mauvais temps qu'il fit les premiers jours suivants, puis des occupations personnelles m'ont imposé une halte. J'espère pouvoir, dès la semaine prochaine, continuer les explorations vers le sud-est, dont les tombes doivent avoir moins souflert, parce que le niveau y a été maintenu plus élevé en 1878.

Plau III, F, 7.

SEPTIÈME RAPPORT présenté an Comité à la séance dn 7 jnin 1880.

Messieurs,

Le nombre considérable d'objets que j'ai Thonneur de soumettre à votre examen, vous fait juger au premier coup d'œil du succès extraordinaire de nos dernières recherches. Plusieurs monnaies, trois fibules, une douzaine de virioles, les restes d'une cassette, des bagues et pendants d'ordlle, une collection des plus intéressantes de vases anciens ont été sortis de terre. Vous remarquez en première ligne parmi ces derniers un verre gravé, dont les représentations bibliques appartiennent aux traditions de l'Église primitive et nous reportent à l'époque où le culte chrétien venait à peine de sortir des catacombes et de jouir de la liberté. C'est aujourd'hui sans contredit le plus ancien témoin du Christianisme en Alsace, et il formera, dans son état d'intégrité parfaite, le joyau de notre Musée de verres antiques.

Vous permettez, Messieurs, que je reste fidèle à Tordre de mon journal, et que j'expose, comme par le passé, le résultat des fouilles par ordre chronologique. Si la méthode m'expose trop souvent à une nomenclature aride, qui peut paraître fastidieuse à plus d'une personne, elle a l'avantage de n'omettre aucun détail. Ce qui paraît sans importance à ce jour, peut devenir demain une donnée précieuse.

Un espace de plus de dix ares restant à fouiller au sud-est du cimetière, je pris dès le 10 mai mes mesures pour obtenir de l'administration militaire le renfort qu'il me fallait à cet effet. Onze hommes me furent promis pour la soirée de mercredi, 12 du mois.

Dans l'intervalle, mes deux ouvriers furent occupés près des tombes qui avaient été explorées deux semaines auparavant.

Plan m. G. 5. Luîidi, 10 mai. Nous ouvrîmes la sépulture 141. C'était celle d'une fille

de petite stature, au crâne très-mince et faible, d'une personne qui n'avait

Objets de toilette, pas habituellement vécu au grand air. Un nombre notable de grains en

verre d'un collier, des boucles d'oreille, plusieurs épingles en métal se

trouvaient primitivement dans une cassette, dont il ne restait que l'en-

Iréc de serrure Irès-oxydée, mais parfailemenl reconnaissable. Trois vases en verre avaient été déposés près de la défunte: un flacon ordinaire (Cf. PI. VII, A), un flacon diola de belle forme et une coupe, malheureusement écrasée. Tout à côté, un coup de pelle nous fit apparaître un disque en verre, ou plutôt le fond d'une bouteille, préparé peut-être pour servir de jouet. Le nombre des clous, de proportion moyenne, qui avaient servi à fermer le cercueil, était considérable.

Peu de restes furent trouvés dans la tombe 142, appartenant à un rianin, g. e. enfant. Un vase allongé, en argile rouge avec couverte foncée peu solide (Cf. PI. X, 3), gisait à ses pieds; une clochette fut retirée de la terre qui «'«^tîte cioche. couvrait la région de la poitrine. Cet objet est peut-être une amulette qui avait été suspendue au cou de Tcnfant. On sait que les Romains attribuaient au son de l'airain une vertu prophylactique.

Les tombes 143 et 144, presque à fleur de sol depuis le nivellement du vhn m. g. s. terrain, avaient trop soufl'ert du passage des voitures, chargées de matériaux de construction, pour fournir aucun résultat appréciable. Les nombreux bris de poterie ordinaire toute concassée et de verre réduit en minimes fragments prouvaient que les corps, entièrement écrasés depuis, avaient été insépulturés avec un certahi luxe.

Dans la journée du U mai les tiavaux des terrassiers occupés à établir le talus de la nouvelle Wallstrasse nous mirent à même de constater sept iMan m. a. i ei tombes, dont rem()lacemenl est noté sur notre plan, mais auxquelles nous * B.ieis. n'avons pas donné do numéro, comme ayant échappé à notre examen. Dos vases ont dû s'y trouver, du moins dans l'une ou l'autre, malgré les affirmations du contraire. La terre était du reste si rapidement enlevée, qu'une élude devenait à peu près impossible.

145. Squelette peu conservé. Un flacon brisé est ramassé près de la n.niii, g.s. tête; aux pieds, les boucles en métal de la chaussure.

146. Tombe orientée de l'est à Touest, sans vases ou autres objets, ni rianni. es. clous de cercueil.

Mercredi^ i2 mal. L'ouverture de la tombe 147 fit apparaître un scpie- riunin. g,6. lelle très-bien conservé et dont le crâne, d'un type remarquable, a été recueilli. Un pctil flacon à essences, opalisé et chatoyant, fut retiré intact du lehm, près des pieds.

Dans l'après-dîncr, dixartillems furent mis à mon service et sillonnèrent tout le carré II 3 d'une série de tranchées parallèles sans rencontrer d'autre tombe que le n° 148, qui a du être ouverte et spoliée peu avant pjan m. g. a.

ma première reprise des travaux en 1880. J'avais supposé à tort que la partie du cimetière encore conservée se prolongeait exactement jusqu'à la limite des anciens glacis.

pianui. G. 5. Jcudi, iS mai. Une seule tombe (149) fut ouverte dans la matinée. Elle était orientée de l'ouest à Test et profonde d'environ 0™,70, A la droite du crâne parut une fiole à essences, de petite dimension et déforme allongée. Tout près et placé sur la clavicule était posé un anneau en cuivre de 0™,0H de diamètre intérieur; le bras gauche portait un bracelet en cuivre brisé. Plusieurs fragments en métal, de forme indéterminée, furent recueillis aux pieds. Le squelette lui-même était d'une conservation parfaite, notamment le crâne qui a été retiré. A côté du squelette, à0%35 uttrinara cuvirou au-dessus du fond de la tombe, paraissaient les traces d'un usiri"

prêt d'noe tomb« ., . . v • i i» .1 • 1

ptr inbamition. num , Ic seul quc j aie rencontre jusqu ici près d une tombe par inhumation. Un beau tesson en terre de Samos se trouvait au milieu des cendres et des charbons.

Longueur de la fiole à essences 0",076. — Diamètre moyen 0",014.

Dans l'après-dîner un corps d'artilleurs fut envoyé et mis à ma disposition sur ma demande, formulée la veille. Je voulais presser le travail et explorer toute la partie sud-est du cimetière, répondant aux carrés G, 6 et 7, II, 5 et 6. A mon grand désappointement le terrain s'était trouvé dans la matinée couvert de matériaux et^plus de cinquante tailleurs de pierre y étaient installés.

Ne pouvant les déloger de là sans frais considérables, à cause de la perle de temps que cela eût occasionnée à l'entrepreneur, je fis creuser les tranchées dans le carré H 4, jusqu'à une profondeur de 1™,40 à 1™,45. Dans ce terrain, d'une superficie de 100 mètres carrés environ, une seule piMiiii. H. 4. tombe (150) fut rencontrée. Elle ne renfermait que le squelette, placé du nord au sud.

Huit hommes avaient été employés à ce travail, deux autres ouvrirent des tranchées au nord et rencontrèrent, presque à fleur de sol, les Plu m. F. 1. tombes 151 et 152 y sans vases ni autres objets. Les crânes avaient été écrasés à cause du peu de terre qui les couvrait depuis le nivellement opéré en août et septembre 1878. Plus vers le nord , les corps ont dû être enlevés complétemenL

Abandonnant alors ce côté du cimetière, je dirigeai, à 6 heures du soir, mes artilleurs vers l'ancien chemin des glacis. En moins d'une demiheure quatre tombes me furent signalées; nous procédâmes aussitôt à l'ouverture.

153. La tombe était orientée du nord au sud et renfermait un flacon puoiu.b.s. brisé, placé près de la tête du défunt; aux pieds se trouvaient une

fiole et une coupe légèrement écornée. Cette dernière a toute sa robe antique d'une admirable irisation.

154. Nombreux clous près de la tête du squelette, placé de l'ouest vers puoiii.b. 3. Test. Ni vases ni tessons, mais près de la main du défunt une monnaie de Quintillus.

Avers: Tête énergique à cheveux crépus, couronnée d'un diadème orné de rayons. Tout autour, la légende dont on ne lit plus que la seconde moitié : (IMP. C. M. AVU. CL) QINTILLUS AVG. Monn«..

Revers: Figure peu reconnaissable, peut-être Apollon tenant une lyre.

Monnaie rare, parce que Quintillus, mort en 270, n'a régné que dixsept jours.

155. Rien que le squeletle ne fut trouvé dans cette tombe, orientée pi"m, es. comme la précédente.

Tout près, parallèlement au chemin des glacis, et à une faible profondeur, était la sépulture 156, formée avec douze briques posées de champ, pi.„iii, b.s. cinq de chaque côté du squelette, une à la tête et une aux pieds. Le fond de la sépulture se composait de cinq autres tuiles, toutes de 0™,-41 à 0™,42 de côté. Quatre briques plus grandes, mesurant 0"™,54 de côté, constituaient f^.^JJJ'^'i „„ le couvercle. Une aiguière de forme gracieuse, posée à la droite du crâne, fut dans un excès de zèle brisée sous mes yeux par un coup de pioche. Le malhabile qui avait porté le coup, reçut aussitôt ordre de cesser le travail dont je me chargeais seul à l'aide de M. Berchtold, présent à Touverture. Les bris de verre, soigneusement retirés du lehm, ont été depuis recomposés, ainsi que ceux d'une fiole à essences et d'un verre sous forme de cône renversé.

La caisse mortuaire était deux fois traversée dans toute sa largeur par les racines d'un platane qui s'étaient forcé un passage à travers les joints Action deBneiBM des tuiles, et avaient déplacé plusieurs des ossements du bassin et de la suHatlmbe. poitrine.

Sans l'accident raconté ci-dessus et qui m'avait causé de l'humeur, les résultats de la journée étaient satisfaisants.

,La découverte la plus importante nous fut réservée pour le lendemain.

Vendredi^ M mai. En continuant la tranchée vers le sud, à l'aide de mes deux ouvriers donnés par l'administration du chemin de fer, nous ^^^^ touchâmes bientôt un massif de maçonnerie qui nous dénota Texislence ^""""et^nrou^é?"" d'une sépulture (157), construite en carreaux de terre cuite, mais traitée puTin.TT*

avec un soin que nous n'avions pas encure rencontré. A 0^,65 de profondeur, un assemblage de briques et de tuiles, noyées dans le morlier, formait une couche supérieure, destinée à protéger le couvercle proprement dit, composé de trois grandscarreaux, de 0™,GOde côté. Le sarcophage lui-même était, comme celui trouvé la veille, Tormé de douze carreaux, mesurant en moyenne 0"",37 de côté, posés de champ sur les carreaux de fond, et protégés à l'extérieur par un petit mur en briques qui s'arrêtait à la hauteur du couvercle. La coupe et le plan ci-joints donneront une idée de ce sarcophage très-bien conservé , à l'eiceplion de la partie centrale du couvercle qui avait été défoncée avec un instrument en fer, celui sans doute dont on s'était servi liabittiellemcnt lors de la recherche des sarcophages en pierre, et dont j'ai déjà plusieurs fuis signalé les déplorables effets.

Quand la maçonnerie supérieure et les carreaux du couvercle furent enlevés, après avoir été dessinés et mesurés pendant qu'ils étaient encore en place, nous procédâmes avec le plus grand soin â l'extraction de la terre qui emplissait le sarcophage jusqu'au bord. Ce fut le travail de plus de cmq heures de temps Je mis presque la matinée entière à déterrer une belle aiguièie à inse ondulée et un carafon qui se trouvaient dans I angle sud est du sarcophage tout à côté du tibia gauche du squelette. (Voyez la gravure, n" 4 et 5.) Pendant 1 heure du dîner, la tombe fut gardée par un de mes hommes, auquel je fis servir le repas sur place el qui ne quitta pas un moment, précaution sans laquelle nous étions frustrés du plus beau résultat de nos fouilles, car le soin et l'ardeur avec lesquels nous avions travaillé le matin avnient naturellement attiré l'attention des nombreux ouvriers terrassiers, occupés près de nous. Sans aucun doute la tombe aurait été vidée en notre absence.

Les objets extraits dans l'après-midi sont les débris d'une patène en verre, marquée de gravures symétriques faites à la roue; ceux d'une

magnilique coupe en verre, omée d'une double série de bulles en émail alleraalivemenl du plus brillant vert cl d'un beau jaune d'or; enfin de la coupe liisloriée, qui fait l'admiration générale et qui n'a pas subi la moindre lésion.

Ce précieux vase, dont j'ai indiqué la position par le chiDTi'e 3, étail placé obliipiemcnt contre la paroi du cercueil, à une profondeur de 0"',25 environ, à 0"','10 à peine do la coupe émaillée. Encore quelques coups de levier, il était brisé comme d-, elle par les vandales, qui avaient cherché un sarcophage en pierre et qui, n'ayant pas rencontré de corps très-dur, ni entendu résonner les con|>s, quillèrcnt ta place pour continuer plus loin leur action dévaslairicc.

La parfaite réussite de la planche qui sert de fionlis|)icc, et des planches 11 et 111, qui figurent le verre sous différentes faces, me dispense d'entrer dans de longs détails descriptifs. Deux sujets sont recon- i> naissables sur la coupe, qui a la forme d'un cône tronqué : le sacrilice d'AhraImm et le miracle de Moïse frappant le rucher dans le désert.

Abraham, velu d'une luniqnc couile cl drape dans le manteau, tiL'nt dans la droite le couteau du sacrifice. Son regard esl levé vers le

l" „m, u ' <^'*^'* Devant lui le feu est allumé

sur un autel quadrilatère. Isaac imberbe, vêtu d'une trés-eourtc chemise sans manches, arrive avec un fagot de hois entouré d'une corde, dont il lient les exirémilés des deux mains. Il est représenté adulte et grand comme son père, contrairement à ce qu'on a observé sur la plupart des monuments des premiers siècles. Les deux ligures, un peu raccourcies sur la planche, mesurent 0"',fl9 en hauteur. Un arbre sépare celte scène de la suivante, qui nous montre

Moïse imberbe, habillé exactement comme Abraham, au moment où il vient de frapper le rocher, d'où s'échappent cinq sources d'eau vive. Tout à côlé du roc cette figure parait une seconde fois dans la même attitude.

Le bord du vase, dont le plus fort diamètre intérieur est égal à la hauteur et mesure 0™,12, est profilé avec goût et porte à 2 ou 3 millimètres au-dessus des figures une ligne délicatement faite a la meule comme les images elles-mêmes, dont les tons mais tranchent parfaitement sur le fond du verre d'une transparence parfaite.

Les deux représentations sont de celles dont les monuments de la primitive Église nous offrent le plus d'exemples'. Le sacrifice d'Abraham est la figure du sacrifice de la croix et, comme l'a fort bien relevé M. de Rossi*, du sacrifice non sanglant qui est offert sur nos autels. Il y aurait de beaux développements & donner à celte interprétation mystique, qui est déjà rappelée dans le canon de la messe' et qui nous permet de voir dans ce précieux objet une coupe eucharistique. Ce n'est pas sans intention sans doute que le graveur a figuré le miracle de Moïse à côlé de l'image du sacrifice, car les Israélites dans le désert buvaient d'un même breuvage spirituel; ils buvaient Veau de la pierre spirituelle qui les suivait, et Jésus- Christ était celte pierre*.

1. V. Garrucht, Vetri ornati di figure in oro trovati net cimiteri christiani di Roma, édil. 2 in-4, tar. I, 2, où les deux représentations se trouvent Tune à côté de l'autre sur le môme verre; tar. II, 8; tar. X, 9. — De Kosst, Roma sotterranea, tar. XIII; tar. d'apgiunla B; tar. XlV-XVIl; tar. XXXVI. — kiKiSQm, Roma svhterranea novissima, Roma MDCLI. tome II, p. 25, 67, 71, 87. 91, 97, 101, 109, 117, 121, 123 (sacriOce d'Abraham et Moïse), 183, 193, 205, 235, 257, 269, 275, 279, 311, 329, 331. — VoN WiLMOWSKY, Arch/lologtsche Fundc in Trier und Umgegend, p. 40. La planche 4 donne l'imafi^c d'une coupe pravée, sur laquelle on voit une des rares représentations d'Isaac, adulte au moment du sacrifice. — M. Ed»iond Le Blant a relevé le même détail dans sa description du sarcophage chrétien de Luc de Béarn, Revue archéologique, livr. de septembre 1880, p. 129 et suiv. — Johrbiicher des Vereins von Alterthumsfreunden im Rheinlande, XLII, 168 et pi. V, etc.

2. 0. c. II, p. 343. — Cf. Krau^. Real-Encyklopàdie der christlichen Alterthûmer, p. 5 et 6.

3. « Snpra qnre (Panem sanctum vilae aeternse et calicem salutis perpetuœ) propitio ac sercno vuUu respiccre digneris: et accepta habere, sicuti accepta habere dignatus es munera pucri tui justi Aboi, et sacriflcium patrîarchse nostri Abrahac: et quod tibi obtulit summus sacerdos tuus Melchisedech, sanctum sacriflcium, immaculatam hostiam.» Missale Romanvm.

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