‹ Le cimetière gallo-romain de StrasbourgChapitre 16 sur 27 · Cochet, Le (omhean de Childvric 1, p. 21'» et · texte numérisé non relu

Cochet, Le (omhean de Childvric 1, p. 21'» et

2. Ibid. p. 218. (!f. Jahrhucher etc. XLVI : Romische Gcwa}nhi(fflrhi, p. 'i.'» et snlv., ii"' 2 et 19. — Mémoires de la rominixsiofi des (nititjttifi's dir département de la Côte-d'Or. V. PI. XV, ii« 7 (sépultures de Chaniay).

une profondeur de 1™,10. Une monnaie frusie de pelil module, de l'époque constantinienne, un bracelet brisé, quelques fausses perles en verre et des fragments de chainette ayant formé collier furent trouvés dans celte tombe de fenime, dont le crâne d'un type remarquable est conservé au Musée d'anatomie. Aux pieds se trouvait un petit vase en argile blanc, avec couverte noire de peu de consistance; il renfermait des coques d'œufs écrasées. Il est haut de 0",11 el a la forme du vase figuré par le n*' 1 de la planche X.

rini.in.G, 8. 177. Tombe orientée comme la précédente. Quelques tessons; peu de

clous du cercueil. Le crâne a été conservé, pi-n m, G. 7. 178. Tombe d'enfant, sans vases.

riaMiii.G,8. 179. Tombe de femme, placée de l'ouest à Test. Beau bracelet en torsade. Les restes d*une grande aiguière en verre ont été recueillis à la gauche de la tête.

PI*!, nr. n, 8. 180. Tombe entièrement bouleversée, dans laquelle se trouvaient encore 'quelques débris d'un vase en poterie grossière, probablement brisé lors de Tonverlure. Les trois derniers jours de la semaine, 27, 28 et 29 mai, nous dûmes quitter cette partie du terrain, où nous avions avancé nos lignes de recherches aussi loin que le permettaient les monceaux de pierres amenées pour les constructions. Mes deux travailleurs furent occupés dans l'intervalle à quelques travaux de nivellement, puis à creuser des tran. Hian III. B D. 7. chécs , dcpuis les lombes 62-65.

La même opération fut continuée vers Test, dans les journées du 31 mai, du i^' et du 2 juin sans autre résultat que la découverte des rien III. E, 6. tombes 181 et 182. La première est tout isolée. Sans le passage des voilures, très-fréquent en cet endroit, surtout en octobre et novembre 1878, nous aurions peut-être retiré intact un verre d'une extrême délicatesse, orné de larmes saillantes. Il a été en quelque sorte réduit en poussière, au point qu'il n'est pas même possible de deviner sa forme. Les restes de quelques armilles et des bris de poterie sont tout ce que nous avons relire, piaa III. G. 7. La sccoudc renfermait les restes d'un vieillard auquel il ne restait plus une denl. Deux gros clous fermaient primitivement le cercueil, qui ne renfermait pas de vases.

A la suite de ces derniers travaux nous avons acquis la certitude que la limite sud de cette partie de la nécropole a été dépassée. Immédiatement après l'enlèvement des matériaux qui encombrent encore les carrés G, 6, el II, 5, 6, 7, nous reprendrons les fouilles vers l'est.

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HUITIÈME RAPPORT présenté an Comité à la séance du 7 jaillct 1880.

Messieurs ,

En mellanl sous vos yeux les objets exhumés depuis la séance ilu mois de juin, je me permets d'appeler votre attention sur le nombre relativement considérable des vases en poterie , découverts dons la section des terrains explorés durant ce mois. La proportion des vases en ar{,*^iie, qui n'était jusqu'ici que de 1 sur 3, est montée à celle de 2 sur 5. Vous remarquerez aussi dans leur nombre quelques formes nouvelles et des exemplaires de dimensions considérables, puis qiieltjues objets de parure du plus baut intérêt. Durant ce mois, j'ai encore été secondé dans mes opérations par M. Cb. Bercbtold, avec un zèle et une patiente persévérance qui méritent éloges et que je me fais un devoir de signaler à votre attention '.

Je reprends la suite du journal.

Mercredi matin, 9 juin. L'emplacement où nous voulions opéier, était encore couvert de gros blocs de pierre et j'avais la perspective d'une longue et pénible attente, si je ne prenais un parti à cet égard. D'accord avec Tentropreneur des travaux, je les lis successivement rouler sur la terre déjà explorée, ce qui nous permit d'avancer au nord des tombes 170-171.

Ce travail préliminaire aclievé, nous fîmes aussitôt la découverte d'une sépulture du plus baut intérêt, dont j'ai bâte de vous entretenir.

La tombe 183 était, mali^^ré l'enlèvement d'une i)artie <le la terre en ^ Tombe

' " * di-jcunv fille; noDi-

1878, profonde de 1"^20. Elle renfermait le corps d'une jeune fille à peine ^"^J^'/f,** '^^ sortie de l'enAnjce, à juger |)ar les os bien conservés. La tête, légèrement '''*" "••*^'**inclinée vers la gaucbe, toucbait un des deux vasos placés au-dessus de la clavicule; c'étaient un flacon à panse s[)bér(iï(le avec col ébrécbé, présentant un fort étranglement à la place où il se délaclie de la panse

l. En roconnaissaiice dos sorvircs rendus, le comité a nnaiiiniomont voté une médaille eu arjçenl à M. Ch. Berelitold, ù la iln de la séance.

{cf. pi. Vil, 3), cl une coupe haule d'un galbe ngrëablc (cf. PI. VIII, 3). Tout près se trouvait une longue épingle en argent qui avait rclenu la Ghcvcliiro. Autour du cou. In terré rcnrermail les grains nombreux d'un collier en verre. Sur le bras gauche parut une fibule avec émail cloisonna, reproduite par la gravure ci-dessous. Un peu plus bas, dous trouvâmes léunis un bracelet en cutvre, les grains d'un collier en verre, onze épingles en ivoire, les restes d'un peigne en ivoire, plusieurs petits boutons denii-spliériques en ambre, en ivoire et en mastic avec incrustation en pâtes de diverses couleurs, ainsi rjn'nn grand boulon dont la partie centrale figure un damier en émaux «Je la plus grande finesse, entouré û'un cercle de petites roses, le tout cerné pnr une délicate mosaïque, divisée par vingt-deus sapins microscopiques en métal. Un second bouton en corne noire, ou plutôt un petit disque ayant pu servir à d'antres usages fut trouvé tout près.

C'était, comme on voit, te contenu d'un écrin de toilette; l'enveloppe a complètement disparu et avec elle sans doute maint autre objet cher à la défunte. A ses pieds se trouvaient deux ollas en terre, un vase en verre pareil à celui figuré sur la page 24, une coupe et une jatte en verre blanc oniée de petites dépressions (cf. pi. Vfll, 1). Tout près nous déterrâmes une douzaine de pèlerines, deux (lents de sanglier, un des plateaux d'une balance et vingt fonds de bouteilles empilées les unes sur les autres avec mélange de moules et de coques d'œufs. Les fonds de bouteilles ne me paraissent avoir eu d'autre destination que de servir de joue). J'allais oublier de dire qu'au milieu de ces objets parut un tube en verre bleu de 0"*,\'2 de long. Les dents de sanglier étaient peut-être réunies en demi-lune, avec un ornement en métal, comme on en trouve encoie aujourd'hui en Orient parmi les objets de toilette.

Plusieurs objets trouvés dans cette fosse opulente méritent de fixer notre attention. C'est d'abord la fibule avec broche à ressort, destinée à agrafer un vêlement dont une petite parcelle s'est conservée dans la rouille. La partie de devant a la forme d'un trapèze, divisé en quatre par un X grec, au milieu duquel parait une petite croix latine. Chaque petit trapèze est

orné (l*un point central cantonné de quatre autres en métui, se détachant sur rémail du fond, qui est d'azur. L'émail du X, que je n'ai pas osé nettoyer, a une tcinle grîsâlre. Est-ce le monogramme du Christ? On le croirait volontiers, surtout à cause de la petite croix centrale, si les croix n'étaient employées comme ornements sur plus d'un objet de toilette de provenance incontestablement pîiïenne et remontant à une haute antiquité. Il y a peu d'années, quand le célèbre Schliemann découvrit le trésor de Mycènes, ville détruite en 468 avant Jésus-Christ, on trouva parmi les objets faisant autrefois partie du costume royal des boulons richement ciselés en bois et platjués d'or, de la même forme que notre fibule, et présentant dans la bordure jusqu'à vingt-neuf croix à branches égales, d'un relief très-nctlement tranché \ La forme de la croix, que nous voyons partout imprimée dans la nature, comme le fait observer Saint-Justin*, se prête trop bien à l'ornementation pour qu'il faille nécessairement reconnaître une intention religieuse, lorsqu'on la rencontre dans les œuvres de l'homme, si aucun indice fournissant une preuve positive du christianisme ne l'accompagne.

Le bouton (diam. 0"^,04) rappelle celui qui orne notre collection et qui Bouton. fut trouvé dans une tombe de Lorenlzen^ mais il est plus riche et plus compliqué de dessin. La chromo- lilhogra[)hie seule pourrait en donner une idée. Au moment où il parut au jour, les émaux et les couleurs de la mosaïque brillaient du plus vif éclat, quoique l'objet ne fût pas entièrement nettoyé, ce que je me suis bien gardé de faire, (piand je vis le peu de consistance des parcelles microscopi^piesqui composent le cercle extérieur et qui ont perdu leur cohésion primitive. Un boulon de facture analogue a été découvert par M. l'abbé Cochet, à Knvermeux, et décrit par M. lioach Smith, qui n'a pas hésité à lui consacrer une des belles planches coloriées de ses Collcctanea\ On est assez d'accord pour considérer ces petits chefsd'œuvre de mosaïstes de l'époque du lias-Empire, quoicpfon en ait trouvé dans des tombes mérovingiennes.

1. ScHi.iKMANN, Mylcpua, p. '298 et 29'J, gravmv 378. La j^raviire 383 rcprrsiMili' un boulon ii(î môme forme, onié ilc 22 croix: le n" 3S5 en porte une clans les deux angles av^ws du bouton, dont le centre (l^ure une croix gannnalée. Un cercle les entoure.

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