Ibid. p. 201), II-:. 383. 385 etc
5. Les fouilles exécutées <lans les ruines de Troie par Seldieniann mit mis au jour une quantité prodi^^icuse iW. pesons de fuseau, qui ne portent d'autre lunement que le thau [diénicien. Le célèbre investigateur vient d'en publier au delà de triante dans son liios, Land tmd Stndt der Troja?ier. Ou trouvera dans cet ouvraj^^e de nombreuses et intéressantes données sur le symbolisme de cette fl^Mire, pajjres 380-397.
6. GniMM. Deutsche Mythologie, 4» é<lit., 1, p. 150; 111, G7.
cassette ou d un écrin, disparu sous raclion du temps. Au bas de la petite sculpture, qui n'est haute que de quatre centimètres, il reste encore un des clous en cuivre qui fixaient Tobjet sur la paroi de Técrin.
pbuiii, G.4. La tombe 90 contenait un squelette bien conservé, moins la tète, qui était en partie écrasée. Au-dessus de l'épaule gauche nous retirâmes une petite fiole de forme allongée, pareille à celle qui figure sur la pi. IX, 8, mais avec ouverture plus évasée. Elle était malheureusement brisée au milieu. Le squelette était étendu de l'ouest vers l'est, mais privé de tête. *Âucun autre objet ne l'accompagnait. Le crâne avait été enlevé sans doute lors d'une de ces recherches que certains ouvriers, occupés aux remparts, s'étaient quelquefois permises à l'heure de midi, en notre absence.
Pan m, D. 3 La tombe OL renfermait un vase en argile ordinaire, placé aux pieds du squelette.
pianiii. F. 5 Dcux clous éuormcs (0"',19 de long) marquaient la sépulture 92, dans luquelle nous trouvâmes plus tard une tiole et un bol en verre, accompagnés d'un vase en poterie à couverte noire peu solide. Ce vase est orné de feuillages en relief.
iiuu iir, E. 4. Vendredi y 8 août. Il y eut ce jour rencontre de huit tombes (96 — 108), parmi lesquelles une tombe d'enfant (97). L'espoir de trouver un cercueil en pierre, qui pût être ouvert en présence des membres du congrès anthropologique, ne fut pas déçu. Un sarcophage fut découvert peu après trois heures de l'après-midi. Dès qu'un angle fut dégagé et que j'eus la certitude que c'était bien un de ces coffres monolithes, employés pour la séfuilture des personnages de distinction, je fis combler la fosse, après avoir soigneusement noté l'emplacement sur mon plan. Il en arriva de môme des autres tombes, dont l'ouverture était réservée pour la visite
Plan m. F. 6. du 12 août. Vnii seule (98) fut immédiatement explorée. Le corps, primitivement placé dans un cercueil en bois, comme l'attestaient les nombreux clous, était placé du nord au sud. Près de la lôte deux beaux vases en verre, déjà fendus, purent être retirés et recomposés depuis. Ce sont: une coupe à boire de grande dimension, une belle lagène, d'une forme qui n'a pas encore été observée dans nos fouilles et qui présente un gracieux motif de décoration en verre. Il consiste dans une sorte de bandelelle plissée, qui, du milieu de la panse, descend de deux côtés jusqu'au pied du vase. (PI. VIII, 6.) Les musées d'Amiens (n^* 798, 864, 945), de Luxembourg (fouilles de Steinfort, 1851), de Trêves et de Spire possèdent plusieurs higènes de cette forme, mais sans le motif d'orne-
meiUalion qui relève la nôtre. Près du squelette fut trouvée une monnaie de petit module, au type de Constantin le Jeune, avec Texergue: CONSTANTIN VS IVN(tor), N{obilis) C{aesar). Le revers figure très-nettement deux porte-enseignes, avec Tinscription: GLORIA EXERCITVS. Au bas P{ercussa) CO^ST(antinopoli).
Les travaux furent arrêtés le lendemain. Ils étaient suffisamment avancés pour que nos visiteurs pussent se renseigner de leurs propres yeux, des conditions dans lesquelles se trouvait notre nécropole.
J'ai déjà dit plus haut qu'on ne renconlre aucune tombe pouvant indiquer une série de sépultures plus anciennes et placées sous les squelettes qui ont jusqu'ici élé découverts. Rien ne prouve qu'il y ait eu sur notre cimetière des inhumations successives et élagées, du reste inusitées chez les Romains, qui ne dépossédaient jamais un mort de la place qui lui avait été accordée pour sa dernière demeure. Nos recherches lelatives à ce point n'ayant pu être effectuées que sur une étendue d'environ 20 mètres de long sur 4 à 5 mètres de large, il serait peut-être jnésomptueux de vouloir, dès maintenant, nous prononcer. On admettra toutefois qu'il n'est guère possible de pousser beaucoup plus loin ce travail qui serait sans fin, si nous devions rentreprcndre sur plusieurs points du cimetière. A moins de trouver des subsides inespérés, je compte m'en tenir à l'essai qui a été fait. Peut-être que le creusement des caves et des fondations de quebjues batimenls voisins viendront apporter une solution. — Il en est de même de la porlion du sud, sur l'emplacement présumé de la voie romaine, où des nécessités de service ne nous permettent pas de creuser le terrain, mais où de grandes constructions sont projetées pour le remisage des locomotives.
Mardi, 12 août. J'avais oblenu de l'administration mih'laire que les mêmes artilleurs, qui m'avaient rendu service la semaine précédente, et qui s'étaient parfaitement fixé dans la mémoire la place des tombes découvertes, fussent encore employés ce jour, où je ne pouvais les rejoindre qu'après ma conférence à l'hôtel de ville, devant les membres du congrès anthropologique*.
l. La conférence a 6t6 inipiiniée sous le titre: Die Ausgrabungen auf dcm spdtromischen Todtenfelil beim Weissthurmlhor in Strnsshurg. in-8'>. Strasbourg, imprimerie Schultz. — Elle a paru égalcmcMit dans le Correspondenz-BInlt (ter deutschen Gcsellschaftfûr Anthropologie, Ethnologie loid Vrgeschichte, publié à Munich, année 1879, in-i", p. 147 et suiv.
Des ordres précis avaient été donnés. Onze lombes devaient être ouvertes et les squelettes soigneusement débarrassés du lehm environnant, sans qu'un os fût dérangé. Autour du sarcophage en pierre complètement mis au jour jusqu'à la base, il fallait ménager un passage commode de 1™,10 de largeur, excepté du côlé sur lequel serait versé le couvercle. Tout autour de la sépulture on avait à accumuler la terre sur un large rayon et à la hauteur de plus d'un mètre, puis à la tasser, de manière à permettre à une nombreuse assistance de suivre tous les mouvements de l'ouverture et de l'exploration.
Ces ordres étaient ponctuellement exécutés, quand après la séance, tenue à Thôlel de ville, les membres du congrès et les invités, au nombre d'environ 240, parurent sur les anciens glacis.
puniir, D,3. Le sarcophage (100) fut ouvert peu avant 5 heures. Il y eut un moment de déception pour beaucoup de personnes, aucun objet n'étant visible par suite de la terre qui avait pénétré avec les eaux d'infiltration et avait caché sous un dépôt d'environ 25 à 30 centimètres, non-seulement les faibles restes du squelette décomposé par l'humidité, mais aussi les objets déposés dans le cercueil au moment des funérailles. Ces objets ont pu être extraits. Je fus assisté, dans ce travail, par M. le professeur Fraas, de Stuttgart, qui retira du lehm un vase en terre cuite resté entier, quelques fragments d'un petit lacrymatoire, un verre à boire d'une belle transparence, mais traversé de plusieurs fentes, et une monnaie romaine de pelit module. Ces objets se trouvaient près des pieds où parurent aussi des parcelles informes de bois décomposé et de fer oxydé. Sur le bassin du squelette, je pus recueillir d'assez nombreux débris de verre qui paraissent avoir appartenu à un de ces flacons avec col en entonnoir. Il restait peu des ossements; mais la position de la tète a pu être parfaitement reconnue.
La monnaie présente sur l'avers le profd d'une femme coiffée d'un casque, avec le commencement de la légende. On lit encore URBS; le mot ROMA, qui doit suivre, n'est plus apparent. Le revers donne l'image trèsnette de la louve allaitant Romulus et Remus. Au-dessus on voit une lampe suspendue entre deux étoiles à huit rayons, formées par deux croix superposées. Sous l'image le nom de Constantinople donné par abréviation CONS(tantinopolis) nous apprend que la pièce sort de l'atelier monétaire de cette ville.
La découverte de cette monnaie, qui, à juger par les parties non entamées par le vert-de-gris, n'a pu être en circulation que pendant très-peu
de temps, fournit une donnée précieuse pour fixer l'époque de la sépulture. Celle-ci ne remonte pas au delà de 330 après Jésus-Christ. La même observation doit être faîte pour la tombe 98.
Le verre à boire, qui a été reconstitué, est émaillé d'une série de bulles oblongues, en émaît jaune d'or. C'est le second exemplaire de ce genre de fabrication rencontré depuis le commencement des fouilles, il mesure en hauteur 0",123, l e diamètre supérieur est de 0",07; la base n'est large que de 0"|,02. Malgré cela le vase a une assiette irès-ferme, comme, du reste, tous les verres de fabrication romaine.
Le sarcophage, placé du nord au sud, ne présente pas d'amincissement vers les pieds. Il mesure dans œuvre l^.SO en longueur, sur 0'",6'i en
largeur, et 0'",48 en hauteur, le couvercle non compris. L'épaisseur de la pierre est de 8 à 9 centimètres.
A 7 mènes de dislance, vers l'ouest, parurent dans la tombe 101 plusieurs objets d'une haute importance pour nos rcctiercbes. Au-dessus et autour d'un flacon en verre, retiré intact, fut trouvé un fermoir de forme curieuse et exécuté en os ou en ivoire (voyez gravure ci-dessus), ainsi qu'une série d'anneaux en cuivre de la dimension de fortes bagues. Tout au fond nous dégageâmes de la terre une plaque en cuivre, repliée aux deux extrémités, peut-être la garniture inférieuie d'un coflrot ou d'une sorte de gibecière, pareille à celle trouvée dans la tombe 88, mais plus grande. N'ayant ni le temps ni les objets qu'il me fallait pour nettoyer le métal sur place, je le déposai soigneusement dans une des caisses
garnies d*éloupe, que j'avais soin d'emmener chaque fois. Rentré chez moi, pi trouvé le métal timbré trois fois du thau phénicien, décrit plus haut, et d'une croix ordinaire à branches égales, plus petite de dimension. Au milieu parait un X. Le dessin ci-joint donne la plaque avec l'ensemble de son ornementation assez irrégulière, mais sans les parties repliées, qui sont les mêmes qu'au pendant, figuré page 70.
Comme on voit, la croix gammatée qui se trouve seule, est tournée dans le sens inverse des deux autres. Faut-il voir une intention chrétienne dans le tracé et dans le mélange de ces signes ? Malgré la présence des deux petites croix, qui semblent du reste devoir exclure l'emploi de croix
dissimulées, je préfère suspendre mon jugement. Dans l'état actuel des matériaux fournis par les fouilles, toute interprétation me semble risquée. Il a été reconnu que plus d'un détail, dans lequel on croyait devoir reconnaîlre une preuve certaine de christianisme, a depuis été observé dans des sépultures indubitablement païennes*.
Ainsi que sur la plaque analogue trouvée dans la tombe 88, le dessin est rendu par des séries de points frappés en creux avec un poinçon. Au milieu paraissent sept lignes verticales d'un faible relief, complètement oxydées.
Les anneaux de cuivre qui faisaient partie du mobilier funéraire, étaient rangés en spirale sur le col et sur la panse du flacon. D'après la commu-