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LE CŒUK, ACTION DES STIMULANTS

triculaire commençait la véritable révolution. Car, pour tout observateur, il en est ainsi de prime abord, soit qu'on ausculte, et, qu'après le grand silence, on entende le choc du cœur sur la paroi pectorale produisant le premier bruit ; soit que, lisant un schéma, on soit frappé d'emblée par l'apparence plus importante du tracé ventriculaire.

Source et origine de l'impulsion cardiaque. — Le cœur semble porter en lui-même la cause de son activité. En effet, ses mouvements ne cessent pas, quand on a interrompu toute communication avec les nerfs ; le cœur même arraché de la poitrine peut continuer de battre quelque temps, et quand il a cessé de se contracter, un peu d'eau chaude versée sur lui, un peu de sang injecté dans les artères coronaires, raniment encore son rhythme habituel.

Où réside, en réalité, la cause de ces mouvements? Est- elle propre au muscle lui-même, comme l'avait affirmé Haller, comme /Sc/^^^l'enseigne encore aujourd'hui?

Appartient-elle au cerveau, au mésocéphale, aux pneumo-gastriquesl Est-elle personnelle aux ganglions nombreux^ qui occupent soit la face interne, en dessous de l'endocarde, soit l'épaisseur même du tissu cardiaque ?

Est-elle enfin l'apanage du sang^ qui serait le stimulant naturel du cœur?

La question est encore pendante; elle ne peut se résoudre d'une manière absolue et par une solution unique, car il est certain que plusieurs de ces conditions seront nécessaires au cœur pour qu'il batte régulièrement. Les nerfs ganglionnaires, sans doute, lui donnent ces propriétés, mais le sang les réveille, et, suivant qu'il est normal ou anormal, il régularise, accélère ou ralentit le rhythme du cœur ; nous examinerons amplement ce sujet en traitant de l'innervation.

Mais, après ces premières données générales, il importe d'étudier plus à fond les différents éléments d'une question si difficile et si importante.

Action des stimulants sur le cœur. — Les mouvements du cœur sont involontaires ; et si l'histoire du colonel Thownsend semble indiquer le contraire, ce cas unique dans la science ne peut constituer une règle. Le cœur est un muscle; comme tel, il possède la contractilité , c'est-à-dire le pouvoir moteur et Y irritabilité, par laquelle les stimulants mettent en jeu sa

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