LE CŒUR, INFLUENCE DE L'OXYGÈNE
favorablement sur le cœur ; et quand cet oi'gane est plongé dans un bain ainsi composé, il se contracte longtemps encore avec force et régularité.
Les acides biliaires, tarti'iquc, acétique, citri<iue, pbospliorique, diminuent la fréquence du pouls, sans doute en altérant les globules du sang, mais aussi en agissant sur les nerfs ganglionnaires ou sur le tissu même du cœur, car leur effet se produit sur le cœur vide et séparé du corps.
La lloi'phiue, abaisse considérablement la pression moyenne et ralentit les battements du cœur. Elle affaiblit donc l'action du système nerveux excito-moteur de l'organe cardiaque.
Le Cliloroforme, d'après Broongdee&t, agirait dans le même sens que la digitaline, ralentissant d'abord la circulation par irritation du pneumo-gastrique, puis l'accélérant plus tard par la paralysie du nerf.
La f^uiuiiie, à forte dose, arrête le cœur en diastole forcée.
Ne pouvant donner en détail l'action de chaque substance sur le cœur, nous nous bornerons au résumé suivant :
ISiilistances prolongeant d'abord la diastole cardiaque, puis produisant l'asystolie, et arrêtant enRn le cœur en diastole, quand la dose devient toxique.
AgaricMS muscarius et Muscarine, — Brome et bromures, — • Jahorandi et Pilocarpine, — Sulfate de quinine.
ISubstances rég;nlarisant et prolongeant d'abord la systole du cœur, puis finissant à dose toxique, par arrêter le cœur en systole.
Anémone pulsatille, — Belladone et Atropine, — acide Arsénieux, — Arscniate à' antimoine, — à&fer, — àe strychnine, — Café, Thé et Caféine, — Chanvre, — Chlorure d'or, — fève de Calabar et Physostygmine, — Hellébore et Helléboréine, — Inée ou Kombi, — Iode et lodure de potassium, — Mançône (écorce), — Scille et Scillitine, — Sel marin, — Strophantus, — Thevetia neréfolia, — Veratrum album et viride, — Vératrine, — venin du Crapaud, — du Triton, — de la Salamandre, — Whrightia antidysenterica.
Influence de l'Oxygène sur{la contractilité du cœur : — Les battements du cœur de la gi^enouille plongé dans l'oxygène persistent pendant douze heures, h' Oxygène doit donc être regardé comme le stimulant naturel du cœur; et nous voyons qu'il est précisément le principe toujours renouvelé du sang en