LE CŒUR, INFLUENCE DES POISONS
tcmonts do plus en plus petits et fréquents^ puis le cœur s'éteint.
L'Atrapîiie^ d'après von Berold, à petite dose, est un tonique du cœur, mais à forte dose provoque presque immédiatement la paralysie du nerf vague, et l'asystolie complète.
La Vératrîuc, expérimentée par le même auteur, accélère les mouvements cardiaques. Elle remplit le rôle d'excitant du cœur. Dastre et Moral ont constaté que la vératrine au \^ versée sur une pointe de cœur séparée, n'y réveillait directement aucun battement, mais ranimait son excitabilité et le prédisposait à battre ; en sorte qu'un stimulant qui l'instant d'avant était inefficace à provoquer la contraction du cœur, est devenu efficace après l'action de la Vératrine.
Indication tliérapeuiiqnc : — Il résulte de ces faits une indication thérapeutique toute nouvelle, c'est que dans YAsystolie arrivée au dernier degré, alors que la Caféine et la Digitaline restent sans action, et que le cœur va s'éteindre, on peut encore parfois ranimer ses contractions et sauver le malade, en ayant recours à cette classe de remèdes encore peu appréciés^ qui, sans pouvoir YwaimQv\s.contrn.ctiUté, s'adressent d'abord kV excitabilité et rendent ensuite les autres médicaments aptes à agir sur un organe devenu moins débile. Donnez donc d'abord la vératrine, et la Digitaline retrouvera son efficacité première, enassociant les deux remèdes; j'en ai, pour ma part, éprouvé les bons effets.
Ammoniaiiiie : — L'action de V Ammoniaque sur le cœur est précisément le contraire de celle de la Vératrine. Sans effet sur les nerfs, elle détermine, d'après Kuhne, sur les muscles une contraction énergique. De même, déposée sur la pointe isolée du cœur, Dastre et Morat ont vu le muscle cardiaque entrer en contraction tétanique. Il reste rigide et complètement inexcitablo. Ainsi l'Ammoniaque détruit l'excitabilité, en même temps qu'elle provoque la contractilité.
La Digitaline, d'après Traube, ralentit d'abord la circulation par irritation du pneumo-gastrique, puis l'accélère plus tard par la paralysie du nerf.
Potasse : — Les sels à base de potasse, introduits dans le sang, sont des poisons statiques du cœur.
Carbonate de sonde, CItlornre de sodium : — Ces deux substances, à faible dose, (solution à 5^ environ), agissent