LE CŒUE, PRESSION ARTÉRIELLE
arrêter davantage, car il fait pour ainsi dire partie del'économie, puisqu'à chaque instant nous l'exhalons par l'expiration. Si Yoxygène est excito-moteur du cœur, Vacide carbonique est le stimulant des centres modérateurs de la moelle allongée. [Traube.J Sous son influence, ou bien par celle d'une respiration incomplète , ce qui revient au même, le cœur bat plus lentement; il peut même s'arrêter. Chez les lapins et les chiens, Mitchell a observé que, sous l'influence d'un arrêt de la respiration, les quatre cavités du cœur s'élargissent considérablement, le sang s'y accumule. S'il s'accumule ainsi, c'est que le sang asphyxique ou chargé d'acide carbonique resserre les vaisseaux capillaires, exigeant une pression extraordinaire pour vaincre leur résistance et circuler dans leurs réseaux.
'L'hydrate de CUoral au ^ ou au ^ élargit au contraire les voies vasculaires, augmente le volume de l'organe exploré, et relâchant, dilatant les capillaires, détermine un écoulement plus rapide du sang à travers les veines, d'où la décongestion et même \ anémie du cerveau.
Inilicatiou tliérapoiifiqnc : — XShydrate de Chloral, à ces doses^ pourra donc être employé avec avantage, soit pour combattre les asphyxies directes ou aiguës, soit pour soulager ces asphyxies chroniques qui compliquent les aff"ections du cœur, de la poitrine, et \ asthme, arrivés à la période cachectique.
Pression qui règne dans la cavité p^ricardique. — Adamhierciecz et Jacohson de Kœnigsberg l'ont mesurée pour la première fois * expérimentalement, au moyen d'une canule introduite dans le péricarde d'un lapin. Toutes les fois que l'expérience réussit, on constata une pression négative, c'est-à-dire une aspiration exercée par le cœur et le péricarde sur les gros vaisseaux veineux. Cette aspiration oscille chez le lapin, le mouton et le chien entre Set S""°' H G.
Dans l'état de dyspnée, par compression trachéale^ la pression ou aspiration péincardique descendait jusqu'à 9"""' H G.
Donders, opérant par le calcul, est arrivé à des résultats plus forts. Il estime que l'aspiration sur les gros troncs veineux est de 7,r?™- pendant la pause respiratoire, de 9"""" dans l'inspiration ordinaire et de 30"""* dans l'inspiration forcée.
Influence de la pression artérielle sur le rythme du cœur.
' Adajikiewiecz et J.vcobson. Ueber dendruch im Ilerzheidel . Centralblatt., ISTS, n°3g.