LE CŒUR, INDICATION DIAGNOSTIQUE
de 78'"'' Klein'^, au contraire, la réduisait à 32*^^ Mais Abeg"^ aborda la question par un procédé plus sûr. Il opéra sur le vivant; et, découvrant le cœur d'un lapin, il lia les vaisseaux au moment où l'organe était en diastole. Enlevant alors le cœur, il le pesa plein d'abord, puis après avoir vidé le ventricule. Il apprécia le sang contenu comme étant égal aux ^ du poids de l'organe, et calcula que le cœur de l'homme devait en contenir 6 à 12 onces ou 180 à 360"'. Mais il importe de savoir que, si le jeu du cœur s'accélère beaucoup, sa cavité se dilate moins à chaque battement, et la systole incomplète le vide moins aussi. iJgVmy ^ l'a vérifié par la saignée faite sur un cheval, au repos d'abord avec 36 pulsations, puis au trot avec 100 battements. La valeur des coups de piston, appréciée par la quantité de sang coulant en une minute, diminua dans le rapport de 29 à 13.
Chez le cheval malade, il obtint des résultats analogues, et, tandis que, pour lancer dans les organes une quantité fixe de sang, le cœur de l'animal sain met 25 secondes avec un cœur battant 40 fois par minute, il lui faudra 35 ou 40 secondes, lorsque, sous l'influence d'une maladie inflammatoire,, son pouls bat 100 fois.
Indication diagnostique. — Il importe donc de savoir que^ chez un malade, la rapidité du pouls n'indique pas la rapidité de la circulation et l'échange plus fréquent de ses matériaux; c'est le contraire qui arrive, et ces mots : pulsations rapides, équivalent à dire : circulation incomplète.
L'hydrodynamique nous donne un autre moyen de calculer le débit du cœur; car il suffit de connaître Vaire de l'orifice d'écoulement et la vitesse du courant, puis de multiplier ces deux quantités l'une par l'autre. Uaire est facile à déterminer en multipliant la circonférence de l'orifice par le quart de son diamètre. La vitese du courant se calcule par le théorème de Torricelli, car il est constaté que les lois d'écoulement sont sensiblement les mêmes, que le liquide s'écoule d'un réservoir ou qu'il soit lancé par une pompe foulante.
Ainsi^ l'eau que celle-ci lancerait à un mètre de hauteur, dans un tube manomélrique adapté à l'orifice d'écoulement, est ani-
' Klein. Anat. et physiol. du cœur. OEuvres, t. I, p. 333.
- Abeg. De Capacitate arteriarum et venarum pulmonum, p. 3, Breslaii. 1848. ' Héring. Versuche ûher einige momente die auf die schnelligkeit, des hlutlaufs einfluss haben . Arch. fur physiol. heilkimde, 1853, t. XII, p. 133.