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LE CŒUR, TRAVAIL MÉCANIQUE

somme de ces mesures donna 36 pouces carrés. Puis^ introduisant dans l'aorte un tube recourbé, il vit que le sang s'y élevaità 8 pieds 3 pouces, et même 9 pieds 8 pouces chez le cheval ; connaissant en outre sa densité, il en déduisit que l'effort exercé par le cœur sur les parois des artères, au début de chaque systole, est de Si livres.

Poiseuille en France, produisit un manomètre à air libre qu'il appela Hémodynamomètre ^ et dans lequel l'artère, assujettie à la première branche coudée d'un tube en U, faisait remonter dans l'autre branche, le mercure contenu d'abord dans les deux.

Magendie ^ et plus tard Cl. Bernard ^ construisirent, d'après le même principe, un hémomètre ou cardiomètre différentiel, , plus parfait, en ce sens qu'il évitait les oscillations de pesanteur que la brusque action du ventricule produisait sur le mercure, en recevant celui-ci dans une ampoule large ou cuvette, située sur le trajet de la branche ascendante de l'U, en sorte que le niveau variait peu. Une solution alcaline, mise dans la première branche, empêche la coagulation du sang. Dans tous les cas, la différence de niveau dans les deux branches donne la mesure de la pression exercée sur le sang. Colin * reprit l'étude de cette question en 1868. Il jaugea la surface interne du ventricule en le remplissant de plâtre gâché, avant le moment de la rigidité cadavérique, et conclut que la surface interne du ventricule gauche était de 365"% ce qui est plus du double du chiffre donné par Haies. Il apprécia la force du cœur au moyen d'un tube vertical adapté à la carotide; il reconnut, comme Haies, que le cœur soulevait une colonne de 2 mètres, et calcula que chez le cheval le ventricule gauche se contracte avec une force de 118 kil. 650 grammes pour chasser le sang.

E GALITÉ DE FOECE DES CŒURS DE MAMMIFÈRES. — PoiseuHle a

fait connaître qu'il existe de grandes variations de force dans les cœurs de divers individus d'une même espèce; mais qu'en somme il y a très peu de différence entre les diverses

* PoiSEDiLLE. Rech. sur la force du cœur aorlique. Th. 1828.

- Magendie, dans : Guettet. Mémoire sur les hémomètres. Acad. des se, P. 1850, p. 64, t. XXX.

^ Bernard (CL). Leçons sur la physiol. et la pathol. du syst. nerv., 1838. t. I, p. 219, fig. 41.

* Colin. Déterminât, expériment. de la force du cœur, Acad. des se. P. 1858. t. XLVII, p. 135.

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