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LE CŒUR, VITESSE DU SANG

La capacité du cœur serait alors de 165 ou 172'' pour 73 systoles par minute.

Fig. 69. — ■ Hémodromètre de Volkmanu.

Physiol. de Longet, 1. 1, p. 848. Vict. Massoii édit., 1861.

Vierordt au moyen d'un appareil à levier fort ingénieux fig. 70), V hémotachromètre V, trouva que le sang sortait du cœur, avec une vitesse de 261""" par seconde.

D'autre part^ le volume de celui qui arrive dans les carotides et dans l'aorte descendante paraît être de 207 donc pour un

Fig. 70. — Hémotachomètrc de Vierordt.

Physiol. de Longet, t. I, p. 849, Paris 1861. Vict. Masson l'dit.

' L'iiémotachomètre est formé d'une caisse carrée pleine d'eau, dont deux parois sont en verre, et l'une divisée en degrés du quart de cercle ; les bouts sont mis en contact avec les deux bouts d'une artère, et le courant qui en résulte, faisant soulever un pendule, celui-ci mesure par son angle la force et la vitesse du courant.

200 LE CŒUK, TKAVAIL MÉCANIQUE.

cœur battant 75 fois par minute, chaque coup de piston doit lancer 16o

Travail luécauiquc et force motrice do cteiir. — Ce travail est représenté par le poids que la force du cœur pourrait élever en une seconde à un mètre de hauteur.

Vierorclt pour calculer le travail mécanique des deux ventricules, part des bases suivantes :

Ventricule gauche : 7S systoles par minute, quantité de sang chassé par chaque systole, 120 grammes. Pression du sang, 2 mètres de hauteur. Vitesse d'écoulement, 6" 3. Il arrive à conclure qu'au sortir du ventricule gauche le sang possède une force vive de 0 kil. 3 par seconde.

Veutrîcule flroit : La pression est ici bien moindre. La vitesse théorique du sang n'est que de 4"", 8. La force vive se réduit à 0 kil. 17 par seconde.

Mais comme Héring a démontré que tous ces calculs sont infiniment trop forts, puisqu'ils comprennent toutes les forces passives de résistance diastolique, en même temps que la force de pression additionnelle que vient ajouter la systole, et comme celle-ci n'est que de ^ de la pression totale, Vierordt réduit les résultats obtenus à 0 kil. 2 par seconde pour le ventricule gauche et 0 kil. 035 pour le ventricule droit.

En somme, le travail quotidien du cœur serait, d'après lui, égal à celui d'une pompe qui élèverait à 1 mètre, 3024 kilogrammes d'eau en 24 heures.

Mais un point a été oublié par Vierordt, c'est le degré de densité du sang, qui^ bien plus élevé que celui de l'eau, doit ajouter une fraction notable au chiffre indiqué.

Haies ^ aborda la question sous un point de vue différent : il voulut évaluer la pression que les surfaces du cœur exercent sur ]e sang pour le projeter dans l'aorte.

Or, pour évaluer la pression totale à laquelle les parois d'un vase font équilibre, il faut connaître : \° V étendue en superficie de ces parois; — 2° la force ou, ce qui revient au même, \akauteur de pénétration d'un liquide donné dans la cavité.

Haies évalua la surface interne du veniricule gauche avec des pièces de papier qui en suivaient toutes les sinuosités. La

* Vierordt. Ueber die Herzkraft. Die Haemodynamik, p. 193, Leipsig. 1820.

* Hales. Hémostatique. Traduction de Sauvage, p. 20.

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