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LE CŒUE, FORCE DU CŒUR DROIT

Une pression considérable est nécessairepour l'entretien de la vie, et la mort arrive dès que cette pression est réduite au ^ de la pression normale.

Le résultat est encore le même si, au lieu de saigner l'animal, on remplace le sang parde l'eau, la pression cardiaque s'abaisse.

Mais si, au lieu d'eau pare on injecte, avec Magendie, une infusion de café, on obtient une élévation notable de la ligne de tension.

Rapport entre l'état des forces générales et celles dit CŒUR. — D'après les expériences de Colin, plus l'animal est fort, plus le sang tend à s'élever dans l'hémodynamomètre, et cette différence peut aller jusqu'à doubler.

Force du ventricule droit ou veineux. — • Tout ce que nous venons de dire s'applique au ventricule aortique. Mais le ventricule veineux demande une étude à part.

HérHng. opérant sur un veau à cœur extrophi que, mit un tube dans chacun des deux ventricules^ et vit le sang s'élever un tiers moins haut du côté droit du cœur.

Valentin ' suppose que la force des deux cœurs est proportionnelle au poids de leur tissu musculaire. Ayant comparé ces poids, il trouva que le ventricule gauche pèse deux fois autant que le droit. La force de celui-ci ne serait donc que la moitié de l'autre.

Claude Bernard, il est vrai, a vu le manomètre marquer une hauteur plus grande dans le ventricule droit que dans les grosses artères émanées du cœur : mais nous avons reconnu que, dans ce cas, une portion de la force ventriculaire était transmise aux artères et perdue pour le sang.

La cavité de chaI^ue ventricule se vide-t-elle complètement a chaque systole? — Sénac, Bartliolin, J. Millier, ont résolu la question négativement. Ce résultat acquiert une nouvelle importance, lorsque l'on considère, avec HIFFELSHEIM, que la capacité de chaque ventricule l'emporte, d'un quart environ, sur celle de l'oreillette correspondante. [,/. de Robin 1864, j». 416.]

Chameau a fait voir aussi qu'à la fm de chaque systole ventriculaire il existe^ sous la voûte valvulaire du cœur gauche et droit du cheval, une cavité conique qui retient une certaine quantité de sang. \Gaz. médic. 1856.]

' Valentin. Lehrbnch der physiolofj . des menschen, t. I, p. 442.

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