‹ Le circulation et le poulsChapitre 125 sur 669 · LE CŒUR, SES DIVERS TEMPS ET MOUVEMENTS · texte numérisé non relu

LE CŒUR, SES DIVERS TEMPS ET MOUVEMENTS

droit reçoit et injecte plus de sang que l'autre dans l'inspiration, ce dernier prend sa revanche dans l'expiration. Les efforts seuls, dans les circonstances physiologiques, peuvent rompre cet équilibre.

La pression du sang-, dans le système artériel pulmonaire, est, en moyenne, à peu près égale au cinquième de celle du sang des artères aortiques. Elle est extrêmement influencée par les mouvements du thorax et par les causes diverses qui modifient le rhythme de la respiration. Ainsi elle diminue au moment de l'inspiration et augmente lors de l'expiration d'une manière très marquée. Par le fait des efforts, elle peut atteindre et même dépasser un chiffre double de celui qui représente son intensité normale. Dans ces conditions, elle égale le tiers et jusqu'à la moitié de celle du sang aortique.

Au-delà de ces limites, elle ne serait plus compatible avec le degré de résistance des minces parois artérielles du poumon, surtout au niveau de leurs petites divisions dans les lobules et les dernières ramifications bronchiques. C'est là qu'a lieu, en effetj la rupture des artérioles quand des efforts violents élèvent la pression du sang à son maximum.

Quant à la vitesse de la circulation pulmonaire, elle est moindre que celle de la circulation générale, le plus grand trajet d'une ondée sanguine étant pour le poumon quatre à six fois plus court que dans le système circulatoire général.

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