LE CŒUR, PHOTOGRAPHIE DE SES DÉPLACEMENTS
de Marbourg, attribue au roulis du cœur son choc contre le thorax. Kornizer * pense que la principale cause du mouvement de rotation du cœur vient de la torsion des grosses artères auxquelles il est suspendu ; le sang qui pénètre directement dans leur cavité tend aies dérouler, et ce mouvement se communique au cœur.
Déplacement ties oreillettes. — Les oreillettes, aussi bien que les ventricules, éprouvent un déplacement. Au moment où ces réservoirs se gonflent, avant le choc systolaire, elles se portent vers le sternum; tandis que^ devenues vides, elles retombent en arrière vers le dos. Mais le peu d'épaisseur de leurs parois rend ce mouvement sans importance ^ et permet de le négliger dans l'interprétation des faits.
Photograpliic des déplacemeuts du c<eai*. — Dans ces dernières années, ONIMUS eut l'heureuse idée ' d'appliquer la photographie à l'étude des battements cardiaques, du moins chez les animaux inférieurs. « Il s'est fondé sur ce fait, comm des photographes sous le nom de flou et qui consiste en ce qu'une épreuve peut donner deux images d'un objet, lorsque, pendant la pose, cet objetn'est pas resté complètement immobile. Le cœur, ayant des positions différentes selon qu'il est en systole ou en diastole, pouvait ainsi présenter deux images, et ce sont ces deux images que Onimus est parvenu à fixer en opérant sur des tortues ou des grenouilles. L'aspect des épreuves, ainsi obtenues^démontre plusieurs points, les uns admis, les autres encore contestés :
1° La pointe du cœur est relevée, projetée en avant dans la systole, puis abaissée dans la diastole.
2° Dans ce mouvement, tandis que la pointe estportée en avant, la base est refoulée en arrière^ de telle sorte que pendant la systole le cœur éprouve un mouvement de bascule.
3° Pendant la systole, le cœur se raccourcit non par l'abaissement de la base, mais par le déplacement de la pointe qui se rapproche de cette base.
4" Durant la période de contraction, le cœur diminue aussi dans les autres diamètres, et le diamètre transversal, passant par la base, est celui qui diminue le plus.
* KoRwizKit. Die (un lebenden Herzen mit jedem herzschlag for sicli gehenden, Sizungsb, der akad. der Wissensch. Zu Wien., 1856, t. XXIV, p. 121.
^ Report of Dublin sub-comittee. British Associât., 1835, 243.
^ Onimus. Etudes critiques et expériment. sur l'occlus, des ortf. aurîculo-ventrieulaires. Gaz. méd. P. 1866, p. 661.