LE CŒUK, INNERVATION PAR LE NERF DÉPRESSEUR
toute systole : sa section la diminue de longueur et, comme c'est la diastole qui mesure le repos on a toujours raison de dire que le nerf vague est un modérateur du cœur.
C'est donc sur ce nerf, sur le liulbc où il prend naissance, qu'il faut agir pour rendre à l'organe sa force première, dans tous les cas d'a^iystolic paralytique.
V. Innervation du cœue par le nerf spinal ou accessoire DE WiLLis. — De quelle partie du pneumo-gastrique viennent les fibres modératrices? SCHiff paraît avoir démontré que c'est de l'accessoire de Willis. En effet, la section de ce nerf dans la cavité crânienne rend d'un nul effet sur le cœur, l'excitation du nerf vague.
Waller * localisa de même ces fibres cardio-encépbaliques, dans l'anastomose spinale du pneumo-gastrique ; car si l'on détruit l'accessoire de Willis d'un côté du cou, la galvanisation du nerf vague correspondant reste sans effet sur le cœur.
lufluence propre des nerfs vagues. — Pourtant HEIDEN- HAIN a démontré que le pneumo-gastrique ne reçoit pas seulement ses influences modératrices du nerf accessoire, mais encore directement de la moelle allongée; c'est de là^ sans doute, que lui viennent spécialement les filets modérateurs qu'excitent si facilement les irritations périphériques, témoin la percussion de la paroi abdominale qui arrête les battements du cœur [Goltz]. Du reste, les fibres modératrices du nerf accessoire proviennent aussi de la moelle, car si la section de la moelle allongée n'empêche pas toujours la production de ces symptômes, sa destruction les supprime. Le nerf spinal est donc un accessoire, un complément du pneumo-gastrique, dans les fonctions de nerf 7nodcrateur.
YI. Innervation du cœur par le nerf dépresseurde Cyon. — En 1867, MM. Cj/ow frères ^, de Saint-Pétersbourg, découvrirent un nouveau nerf du cœur qu'ils nommèrent nerf dépresseur. En dehors de ses origines encéphaliques, le nerf dépresseur a deux racines apparentes. L'une naît du tronc pneumo-gastrique, l'autre du nerf laryngé supérieur. Une fois libre, il se rend vers l'artère carotide et chemine à côté du nerf sympathique jusqu'à l'orifice supérieur de la cage thoracique. Là il se met en rapport
' Wallër. Expér. sur les nerfs pneumo-gastrique et accessoire de Willis. Gaz, méd., 18S6, p. 426.
- Cyon. Action réflexe d'un des nerfs sensibles du cœur sur les nerfs vaso^ moteurs. Acad, des se. de Saxe. 1867.