LE CŒUR, INNERVATION INCOMPLÈTE DU NOUVEAU-NÉ
ment la force et l'étendue de la systole, jusqu'à ce que le cœur s'arrête en systole forcée et tétanique.
Malgré les objections assez vives que Mosso eiPagliani opposèrent aux travaux de Luciani et CJdrone, la théorie de ceux-ci n'a pu être ébranlée^ et leurs expériences restent entières,
Dévclopiieuieut Incomiilet de la fouctiou des iicrfs vagues chez !e uoiiveaii-ué. — Une observation importante a été faite par SOLTMANN ^ Chez les nouveau-nés^ V énergie du nerf vague, comme nerf d'a/7ri;,est insuffisante . Car, d'après les expériences de Simonqf, les centres d'arrêt, qui existent dans le cerveau, ne sont point encore développés; il en est de même du centre d'arrêt psycho-moteur constitué par l'organe de l'intelligence, de la pensée et de la volonté, qui est encore entièrement inactif. Il en résulte que les mouvements réflexes sont bien plus fréquents, bien plus à craindre chez les nouveau-nés ; ils y sont prédisposés par nature.
Indication diaguoisUtiue. — ^ Ainsi se trouve expliquée la fréquence si grande des contractions cardiaques et l'excitabilité extrême du cœur, dont les battements oscillent dans une étendue si considérable et sous les moindres influences. De là aussi la fréquence du pouls irrégulier ou intermittent chez le nouveau-né.
lléuingite ijasilalre. — Chez les enfants de quatre à douze ans, atteints de méningite basilaire, on observe^ pendant la première période, un ralentissement remarquable du pouls dû à l'irritation du nerf vague par l'exsudat. A la troisième période, au contraire, il survient une accélération grande du pouls, causée par la compression de l'exsudat surles fibres du pneumogastrique. Or le développement incomplet des nerfs d'arrêt chez les nouveau-nés explique pourquoi, chez eux, la. méningite &' accompagne au contraire, dès le début, d'un pouls très fréquent, irrégulier, intermittent, qui pourrait conduire à une erreur de diagnostic, un médecin n'ayant observé la maladie que sur des enfants d'un autre âge.
En résumé : le Piieumo-gastrique parait itrésider à la force de coutractilité du coewr et à la diastole. Que celle-ci soit considérée comme active ou passive, elle est sous la dépendance de ce nerf; son excitation la prolonge et vajusqu'à arrêter
' SoLTMAN.N. ï)u système des. nerfs d'arrêt chez les nouveau-nés. Jalirb. fur Kinderhcilk. b. XI, lleft. I, p. 101, 1877.