LE CŒUR, ROLE DU SYMPATHIQUE ET DES GANGLIONS
cule par une section longitudinale verticale, la partie la plus considérable continue de battre ; l'autre reste immobile^ il estvrai, mais dans tous les cas les portions immobiles restent excitables^ et, sous l'influence d'un excitant subit, on voit naître une contraction.
EÔLE DU SYMPATHIQUE ET DBS GANGLIONS DANS l'iNNERVATION
DU CŒUR. — En résumé, nous voyons que le sympathique exerce une fonction excito -motrice sur l'organe cardiaque.
Si nous cherchons à définir davantage les attributions des ganglions du cœur, nous reconnaissons trois faits dominants : 1° ils président à la systole^ car le cœur abandonné à cette seule influence multiplie ses contractions aux dépens de la diastole, faisant battre l'organe sans repos ni relâche.
2" Ils contribuent au rhythme du cœur, non point en produisant l'alternance fondamentale des mouvements de chaque cavité séparée, cette alternance pouvant exister indépendante des nerfs, mais en régissant la coordination des mouvements des quatre cavités eardîaqncs, qui, en dehors de cette action, battent irrégulièrement, sans succession fonctionnelle.
3° Ils sont les condensateurs de l'influx nerveux et contribuent ainsi à la continuité des mouvements du cœur.
La force DE CONTRACTILITÉ n'est PAS TOUJOURS EN RAPPORT AVEC LE DEGRE d'eXCITABILITB. — ANTAGONISME ET PONDÉRATION DES
NERFS VAGUES ET SYMPATHIQUES. — 11 importe au physiologistc de distinguer ce qui tient, d'une part, k la. production, de l'autre à Vemploi, que l'organe fait de sa puissance contractile. Il paraît y avoir une sorte d'antagonisme entre ces deux fonctions. Une grande irritabilité du cœur, se manifestant par une grande fréquence du pouls, indique plutôt faiblesse que force. Toute cause d'épuisement, la fatigue., les hémorrhagies, Vagonie, accélèrent ordinairement le cœur. Mais aussi, dans ces cas, nous ne cesserons de le dire, ce que le cœur gagne en fréquence, il le perd en force, et l'on voit \di.pression qu'il exerce sur le sang s'abaisser de beaucoup dans la colonne du cardiomètre.
Or, des deux systèmes principaux d'innervation cardiaque, le bulbe et le pneumo-gastrique paraissent être les organes qui fournissent la force de contractilité en diminuant l'excitabilité. L'excitaltilité n'est que la division, la dispersion rapide de la force contraetile.