DIVISION DES BRUITS NORMAUX DU CŒUR
logie du cœur et de la circulation, les médecins n'y voyaient jusque-là qu'une satisfaction donnée à la curiosité scientifique, plutôt qu'une utilité pratique. i/ar»e?/* parait pourtant avoir été le premier à ausculter le cœur et à signaler l'importance de ses bruits; l'un de ses adversaires, ^m7e de Pam", cliercha même à tourner en ridicule cette assertion nouvelle qui devait plus tard acquérir une si grande importance sous le génie puissant de LAENNEC. En effet, vers 1820, le célèbre médecin breton, après avoir créé l'auscultation pulmonaire, imagina celle du cœur et des vaisseaux et, dès lors, on put prévoir que les diverses maladies de cet organe pourraient être reconnues par les variations des bruits cardiaques.
Mais avant d'étudier les bruits morbides, il fallait connaître les bruits normaux et la véritable valeur de chacun d'eux, car l'étude physiologique doit toujom's précéder l'application à la pathologie.
Si l'on parcourt les traités d'auscultation les plus autorisés, on y découvre jusqu'à vingt-trois théories différentes, émises depuis Laënnec, sur les bruits du cœur. Nous nous garderons de passer en revue toutes ces opinions divergentes, et nous n'insisterons que sur les points véritablement essentiels.
Division DES BRUITS normaux du cœur. — A l'état normal, le cœur fait entendre deux sons de timbre et de siège différents.
premier ^ ou bruit inférieur, a son maximum d'intensité au cinquième espace intercostal, au-dessous et en dehors du mamelon. Il est sourd et prolongé.
Le second est plus court, plus clair ; il semble partir du niveau de la troisième côte entre le mamelon et le sternum [bruit supérieur] .
Le bruit inférieur marque la systole ventriculaire et coïncide avec le choc du cœur. Un petit silence lui succède, le battement du pouls se fait sentir au poignet, puis le bruit supérieur surgit au début de la systole générale au moment où les oreillettes se gonflent et quand les troncs artériels issus du cœur se contractent. Ce bruit est court, vibrant, sonore ; un plus long silence vient ensuite, qui dure le tiers d'une pulsation entière et précède la nouvelle apparition du premier bruits
La systole auriculaire est aphone.
* Hakvky. E.rercit. anat. de motu cor/h's. 1628. c. V. p. 30.
* E.Mii.Tus Paiusiam-s. Disveptaiiones de iiiotu cordis., lGi7j p. 101-107.