INTENSITÉ DES BRUITS CARDIAQUES
point tranchées ; mais suivant l'état du cœur, suivant les maladies des organes environnants, ils prennent plus ou moins d'extension. Le docteur Lee en a fait, en 18S1, une étude instructive.
Les bruits du cœur sont plus étendus dans V hépatisation pulmonaire, — les dépôts tuberculeux du poumon, — V apoplexie pulmonaire, — V épanchement'^lQViVdX gauche^ — le sarcome de la plèvre, — V œdème, le cancer infiltré du poumon, — enfin dans la dilatation des bronches.
Les bruits du cœur sont «limimiés d'étendue quand il y a hypertrophie, atrophie ou ramollissement des parois cardiaques, atonie locale, débilité générale, emphysème du bord antérieur du poumon, — manque de souplesse des valvules *.
Le PARROT a parfaitement démontré que cette simplification, cette disparition d'un bruit du cœur, l'autre restant faible, est un indice de Y affaiblissement du cœur lui-même. Aussi l'observet-on :
1° Chez les vieillards au cœur graisseux; 2° Chez les couvalesccnts de fièvres graves ou de maladies très débilitantes;
3° Chez les agouisants.
Dans la plupart des cas, c'est le premier bruit, le bruit sourd qui disparait, la force de contraction du cœur étant très affaiblie. Le deuxième bruit plus sonore se fait entendre plus facilement.
Il peut arriver enfin que tous les bruits restent aphones quand la circulation arrive aux dernières limites de la vie, sans que le cœur soit pour cela absolument éteint.
* Lee. Remarq. cliniq. sur les limites normales dans lesquelles on perçoit les bruits du cœur. The Americ Jourii. of med. scienc. 1837.