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SIMPLIFICATION DES BRUITS DU CŒUR

BALFOUR et SAMSOM admettent qu'un excès de tension dans le cœur droit retarde l'occlusion de la tricuspide et cause le dédoublement du bruit systolique,tandis que l'excès de pression^ dans l'Aorte, accélère l'occlusion des sigmoïdes, produisant ainsi le dédoublement du deuxième bruit. Mais, tandis que ces auteurs attribuent au cœur gauche l'élément primitif des dédoublements, J. BARR ^ l'attribue au cœur droit.

A la fm de l'expiration, dit-il, le ventricule droit est distendu et stimulé à se contracter le premier, d'où le dédoublement du premier bruit.

Au commencement de l'inspiration, c'est le ventricule droit qui se remplit lè premier, et qui est le premier excité par le sang à se contracter, d'où naît le dédoublement du premier bruit.

JOHNSON ^ attribue la première partie du premier bruit à la contraction devenue sonore d'une oreillette dilatée et hypertrophiée. Il en donne pour preuve que le redoublement du bruit systolique s'entend surtout entre le mamelon et le sternum. Sibson ^ explique le dédoublement par une absence de synchronisme dans la contraction des deux ventricules et admet que dans la maladie de Bright surtout, où l'on entend si souvent le bruit de galop, la contraction du cœur gaucho est plus tardive, plus prolongée que celle du ventricule droit.

Mais J. Barr et Sibson paraissent avoir confondu les dédoublements normaux ou pathologiques, avec le redoublement des hypertrophies simples d'origine brightique. Or, comme chez le même malade, on a pu entendre coïncider le bruit de dédoublement normal et le rhythme de galop, il est évident que les deux phénomènes ne peuvent reconnaître pour cause l'absence de synchronisme dans la contraction ventriculaire.

Simplification des bruits du cœur. — Mais s'il est des cas où les bruits du cœur se dédoublent ou prennent l'allure du galop du cheval, il en est, au contraire, où ils se simplifient, l'oreille de l'observateur n'en percevant plus qu'un, et même faiblement.

Intensité de propagation des bruits cardiaques.

Les bruits du cœur n'ont point toujours la même intensité à l'état physiologique, les limites de leur propagation ne sont

' Barr (J.). On redupUcaiion of the cardiac aounds, Med. Times aud Gaz. 1. 1, p. 3, 6U, 8, 1877.

'JoiiNSOiN (<i.) id., t. I, p. 140, 1877.

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