LES ARTÈRES. ORIGINE ET FORMATION
lation, une sorte de systole et de diastole, qui doit entrer pour une large part dans la nutrition embryonnaire et dans la formation des vaisseaux sanguins. On peut s'expliquer ainsi physiologiquement la tendance rayonnée de ces vaisseaux, qui commencent à se former à la surface de l'aire vasculaire, puis, sous l'influence de la propulsion de leur sang, se portent tous à gagner l'intérieur, pour s'anastomoser avec le cœur.
On pourrait appeler ce premier mode circulatoire, circulation oscillante de l'embryon, ou circnlatiou amniotique.
ObIGINE et formation des A.RTÈBBS.
DÉFINITION : — Les artères sont des vaisseaux à parois béantes et élastiques, à ramifications arborescentes, dans lesquels le sang circule avec un jet saccadé, du cœur jusqu^aux extrémités.
Origine et formation. — L'origine des vaisseaux artériels débute par un double travail formateur. Elle est tout à la fois périphérique et centrale; en d'autres termes : vitelline et embryonnaire.
Ces deux modes formateurs vont à la rencontre l'un de l'autre; la circulation périphérique, pénétrantpeuà peu jusqu'au centre, se met en communication avec les organes embryonnaires en voie de formation.
Examinons successivement ces deux évolutions, qui composent ce qu'on appelle la circulation première.
Origine péripliérique ou vitelline. — La formation du système vasculaire périphérique a lieu dans le feuillet, on V aire vasculaire, et commence presque en même temps que celle du cœur; elle lui est cependant un peu postérieure. Mais le développement des vaisseaux doit être distingué de leur accroissement.
Le développement se fait aux dépens des îles de sang, que RANVIER ' considère comme des cellules spéciales à ramifications nombreuses, anastomosées et qu'il nomme cellules vaso-formatives.
Une cellule vaso-formative peut constituer, à elle seule, un réseau capillaire assez étendu. Un réseau vaso-formateur devient réseau capillaire quand une branche vasculaire perméable, venue d'une artère, ou d'un capillaire, l'a atteint, et a déterminé sa perméabilité pour le sang.
"* Ranvier. Du développement et accroissement des vaisseaux sanguins. Arch, de physiol. 2" série, t. VI, 1874, p. 445.