LES ARTÈRES. DÉVELOPPEMENT EMBRYONNAIRE
L'accroissement des vaisseaux se fait par des bourgeons cellulaires pleins d'abord, qui se creusent ensuite de proche en proche pour recevoir le sang.
L'extension du système vasculaire s'opère soit par l'accroissement d'anciens vaisseaux, soit par la formation indépendante de nouveaux réseaux capillaires, qui peu à peu sont envahis et rentrent dans l'appareil de la circulation générale en s' anastomosant avec d'autres vaisseaux déjà développés, pendant que la cloison intermédiaire qui les séparait disparaît par atrophie.
Les capillaires de nouvelle formation, qui se développent dans les fausses membranes, ont une évolution analogue; elles traversent une période embryonnaire et isolée, avant de se mettre en communication avec la circulation générale. Les capillaires de l'aire vasculaire se réunissent pour former les deux branches de terminaison des deux aortes descendantes. C'est ce qu'on appelle les deux artères omphalo-mêsentériques. Plus tard, chez tous les embryons de mammifères, l'artère omphalo-mésentérique gauche disparaît, la droite persiste et prend le nom à.'aorte descendante * .
Fig. 12. Disposition normale des vaisseaux dans l'aire vasculaire. — a. a. Artères omphalo-mésentériques. — b. Veine descendante. — c. Veine ascendante.
Dareste. Essai de têratogénie expétnment., Tp, 199.
Origine et développement embryonnaire. Les gros vaisseaux constituant la partie centrale du système vasculaire artériel reconnaissent une origine spéciale, indépendante, et se développent sur place^ in situ, comme le cœur lui-même.
D'après les savants travaux de RATHKE aux deuxième, troisième et quatrième jours, on voit apparaître au-dessus du bulbe cardiaque cinq paires d'arcs superposés, disposés comme les arcs branchiaux des poissons, et occupant les fentes ou arcs viscéraux. Ces arcs, en s'incliaant, présentent une concavité infé-
' Rathke. Untersuchungen ûber die aorten Wûrzeln und die von ihnem ausgehend<en arterien der saurier. Mém; de l'Acad. de Vienne, t. XXIII, 18S7.