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INJECTIONS D'AIR DANS LES ARTÈRES

du cœur droit qui peut être évaluée à la pression d'une colonne d'eau de 3S centimètres de hauteur.

Ce résultat s'explique en outre par la facilité de l'élimination de l'air à travers les poumons, d'où il résulte qu'une très petite quantité seulement arrive jusqu'au cœur.

Dans la brusque décompression;, toile que l'éprouvent les ouvriers travaillant dans les chambres sous-marines, à une pression de 3, 4, 6 et même 6 athmosphères les accidents tiennent en grande partie à des embolies gazeuses artérielles ; le sang, en effet, à mesure que la pression baisse, laisse échapper des gaz qu'il ne peut plus dissoudre, et le cœur gauche, malgré sa force contractile, ne parvient que rarement à chasser les bulles d'air des artères dans les veines.

L'action des gaz dans les artères est toute différente de celle des gaz intrà-veineux. Les phénomènes sont même opposés.

Ici le point de départ, c'est l'anémie cérébrale qui se produit aussitôt, puis l'excitation du sympathique, et la nécrobiosc consécutive et lente des éléments nerveux.

L'arrêt respiratoire, les troubles de la circulation, ne sont plus que des phénomènes secondaires; il commence toujours par se produire une augmentation de tension dans les vaisseaux.

Mais, la question étant complexe, on doit considérer l'action des gaz libres dans les artères :

1° Quand ces gaz existent isolément dans un organe déterminé.

2* Quand ils remplissent en même temps tout le système artériel.

C'est au docteur COUTY ^ que l'on doit les plus modernes expériences faites sur cet intéressant sujet :

1° Injections d'air dans une région déterminée. — Le passage des bulles gazeuses à travers les réseaux vasculaires produit toujours un obstacle considérable au cours du sang. Il faut toujours une forte pression pour qu'il puisse pénétrer dans les capillaires. D'après les expériences de Couty, cette pression serait de 6-10*^ HG pour l'encéphale et les membres, déplus de IS*" HG pour la rate et les intestins.

S'il existe des anastomoses peu éloignées et si l'injection gazeuse est brusque, il peut arriver que l'air, repoussé par la résistance périphérique, se fraye une voie par les anastomoses,

* Felz. Abeille me'd., 1878.

- Couty. Rech. expe'rim. sur les gaz libres intrà-urtériels. Arch. de physiol. octobre 1S77. >

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