ASPECT DE LA CIRCULATION CAPILLAIRE
1" Les capillaires sanguins sont contractiles.
2° Leur contractilité est celle do la substance sarcodique.
3° Cette contractilité est soumise à des lois toutes différentes de celles des vaisseaux à fibres musculaires.
4° Il doit, par conséquent, exister une circulation particulière aux vaisseaux capillaires primitifs ; circulation contractile ou vermiculaire .
Je ne saurais mieux comparer cette circulation et cette contractilité qu'aux mouvements péristaltiques de lïntcstin qui se dilate ou se resserre par des étranglements successifs pour faire circuler les aliments.
Et tandis que les capillaires généraux de troisième et de quatrième ordre sont des modérateurs de la circulation^ les capillaires les plus ténus sont, pour ainsi dire^ les intestins de chaque organe.
Aspect de la circulation capillaire. — Rien n'est beau à voir comme un réseau capillaire examiné au microscope. A Malpighi revient l'honneur d'avoir reconnu et démontré son existence, complétant ainsi la connaissance du circuit sanguin.
La palmure interdigitale, et mieux encore la langue de la grenouille, sont les points où l'on peut le mieux jouir du spectacle de la circulation du sang.
On reconnaît bientôt et le mode pulsatif des vaisseaux plus considérables, et la marche uniforme du sang dans les plus petits vaisseaux. On voit les globules innombrables du sang se presser et se fuir ; les anastomoses sont sans nombre, ce qui multiplie infiniment la surface vasculaire et lui donne l^spect d'un labyrinthe où les courants se rencontrent, s'entrechoquent, pour se diriger enfin vers le lieu de moindre résistance, c'est-à-dire du côté des veines. Mais que certains capillaires soient comprimés, que la pression sanguine change de côté, et l'on voit le courant se renverser, le flot devenir rétrograde; le sang veineux lui-même peut relourner dans les capillaires artériels, si la pression veineuse vient à augmenter aussi.
Ce caractère oscillation est un de ceux qui dominent la circulation capillaire, surtout lorsqu'elle devient languissante, comme l'a démontré Spallanzani
Adhérence entre le sang et les parois vasculaires. — Mal-
* Spaixa?)zam. Exp^r. sur la circulât,, p. 147,