LES VEINÉS. — STRUCTURE
Structure des veines. — Les tissus des parois veineuses sont plus minces^ moins serrés que ceux des artères.
Les trois membranes concourent néanmoins à former leur calibre, mais elles sont inégalement réparties.
Les membranes élastiques et le tissu conneclif l'emportent sur le tissu musculaire.
Aussi devons-nous diviser les veines en trois classes :
Les unes avec tunique musculeuse Iiypertrophique accidentelle.
Les autres avec tunique musculeuse naturelle.
La troisième sans tunique musculeuse.
'1° Veines à tunique musculeuse hypcrtropliic|ue adventice. — De ce nombre sont les veines de V utérus gravide. Les trois tuniques y contiennent des fibres musculeuses. Elles sont longitudinales dans la tunique externe. Une fois l'utérus libre, elles s'atrophient rapidement.
2° Veines à tunique musculeuse naturelle. — Parmi les grosses veines, la veine Cave, la Splénique et surtout la veine Por^e offrent un véritable réseau ou sphincter musculeux. Elles sont très contractiles et très sensibles à l'excitation électrique, (Frerichs et Reichert).
Mais les petites veines sont toutes fort riches en fibres musculaires et concourent par leur contraction à former avec les capillaires cette pression de sang qui le fait pénétrer dans l'intimité des organes et que l'on nomme le tonus vasculaire.
3° Veines à tuniques non musculeuses. — De ce nombre il faut compter les veines du Placenta maternel, formées surtout de tissu conjonctif embryonnaire. — Les veines de la substance cérébrale et de la Pie-mère. — Les sinus de la Dure-mère et les veines osseuses de Breschet. — Les espaces veineux des corps caverneux et de la Rate. — Les veines de la Rétine. — Les val-
' Wmm. Nouveaux Éléments de physiol. /iwmazne. Trad. par Bouchard. P. 1812 p. 605.