VITESSE DE LA CIRCULATION VEINEUSE
sation, et de Vinversion du corps comme remède efficace pour sauver la vie.
Peu de temps après, il mit en pratique ce système dans une opération laborieuse qu'il fit avec Demarquay et Marion Symes sur une jeune femme qui parut morte à deux reprises entre leurs mains et ressuscita par deux inversions, qui ne durèrent pas moins de un quart d'heure, et par la respiration artificielle.
T Circulation veineuse par influence. — Parmi les causes multiples qui tendent à faire progresser le sang dans les veines, il en est une dont l'importance me paraît considérable et qui n'a pas encore été signalée par les anatomistes. C'est Vinjluence qu! exerce sur toute veine satellite V artère qui lui est conjuguée^ d'où le nom de circulation par influence, donné à ce phénomène remarquable, que je découvris en 1877.
Mais je n'y insisterai pas ici, devant en faire la description complète au chapitre du pouls veineux.
Je dirai seulement que ce mode de circulation peut être regardé comme universel dans le corps humain, et que, s'il s'exerce plus directement, plus fortement sur les veines qui sont collatérales des artères, il vient également en aide aux troncs lymphatiques, aux réPfeeaux si multiples de ces vaisseaux, et à la circulation lacunaire qui s'opère dans l'intimité des cellules organiques, en sorte que le corps humain est dans un mouvement d'oscillation perpétuelle, dont la pression intermittente doit singulièrement favoriser le transport et l'échange des matériaux organiques d'assimilation.
Vitesse de la circulation veineuse. — Les lois de l'hydraulique nous font présumer d'avance que le courant veineux doit être plus lent que le courant artériel.
En elfet, les veines sont à la fois plus grosses et plus nombreuses que les artères.
L'ensemble de leurs aires est plus considérable aussi, et le courant sanguin^ trouvant une voie plus large pour débiter la même quantité de liquide, doit avancer avec moins de rapidité. VOLKMANN, * expéiùfnentant sur la veine jugulaire du chien, trouva pour vitesse 225™°' par seconde, tandis que la carotide donnait 329"°'.
Celte vitesse varie en outre beaucoup suivant les veines où se fait l'observation.
* VoLKMANN. l)\e H;emodynamik, p. 193. ^