PRESSION DU SANG DANS LES VEINES
Elle est d'autant plus lente qu'elle circule dans une série de branches plus nombreuses offrant un diamètre plus large ; aussi, très lente dans les capillaires, elle s'accélère peu à peu jusqu'au cœur.
Il en est de même de la veine ombilicale^ dont la circulation est plus lente en sortant du placenta qu'en arrivant à l'ombilic de l'enfant. Les veines sont donc des vaisseaux à courant progressif.
Pression du sang dans les veines. — La cause qui détermine la marche et la vitesse du sang dans les veines, c'est la pression du sang; mais cette pression est extrêmement variable. Elle est originairement mesurée par la quantité de sang que les capillaires consentent à admettre à chaque instant, car ce sont eux qui sont chargés de régler la ration sanguine de chaque organe. En approchant du cœur, la pression devrait être moindre et le liquide couler moins vite, puisque toute poussée liquide diminue dans un tube inerte depuisleréservoir d'origine jusqu'à l'ouverture terminale. Mais, d'autre part, l'aire des veines caves étant inférieure à celle des petites veines, le sang y reprend quelque vitesse.
Enfin la poussée latérale du sang veineux est modifiée à chaque instant par la pesanteur, par le degré de réplétion des veines, par les mouvements respiratoires, par la systole et la diastole de l'oreillette droite, par une foule de résistances ou d'insistances dont les résultantes sont d'un calcul très complexe.
Influence du cœur. — Le cœur, pendant sa diastole ventriculaire, comprime les veines voisines, mais aspire largement le sang veineux des veines caves, la pression est presque nulle. Pendant sa systole, au contraire, le sang veineux refoulé dans les vaisseaux, ralentit sa marche de proche en proche.
Influence de laréplbtion des veines. — La pression dusang varie encore suivant le degré de réplétion des vaisseaux veineux.
Sous l'influence de la saignée, le manomètre indique un fort abaissement de la pression veineuse, tandis qu'une ligature placée en aval augmente la pression du sang dans le vaisseau. Aussi doit-on blâmer l'usage des jarretières, dont la constriction sur les veines sous-cutanées de la jambe est très pernicieuse et produit trop souvent des varices. Il en est de même si l'on force une veine à recevoir tout le sang d'une région