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LES NERFS VASCULAIRES

Il y a longtemps déjà que les physiologistes avaient constaté que tout vaisseau présente, sous l'influence de certains agents, surtout le froid et la chaleur, de grandes différences de diamètre. On pouvait en conclure, a priori, qu'il peut se resserrer et se dilater, et qu'il devait y avoir pour cela deux ordres de nerfs, les uns constricfezir s, les autres dilatateurs.

Il a fallu pourtant arriver jusqu'à l'époque la plus moderne pour assister à la découverte des nerfs vaso-moteurs ; encore ne fut-elle d'abord que partielle ; aussi devons-nous, pour plus de clarté, parler d'abord des nerfs vaso-constrîctenrs, et, dans un second chapitre, des nerfs vaso-dilatateurs.

DECOUVERTE DES NERFS VASO-CONSTEICTEURS DANS LE CORDON CERVICAL DU GRAND SYMPATHIQUE.

Aux physiologistes français revient le principal honneur de la découverte des nervi-vasorum émanés du sympathique.

DUPUY en 1816, ayant pratiqué la section du ganglion cervical supéi^ieur sur quatre chevaux, avec une portion du cordon lui-même, reconnut que cette opération était toujours suivie d'une calorification plus active, accompagnée de sueurs au front, à la nuque, aux oreilles et à la partie antérieure de la face ; mais il ne sut pas généraliser ce fait.

Eli 1839^ NASSE, ayant opéré la section de la moelle dorsale, observa que cette lésion déterminait l'élévation de température des membres inférieurs, mais il ne sut en tirer l'induction légitime, ignorant l'existence des nerfs vaso-moteurs.

La science en resta là jusqu'en 1849 et 1851, où notre illustre physiologiste CLAUDE BERNARD reprit ses expériences sur le cordon cervical du grand sympathique, qui précisément se trouvait être le seul nerf vaso-moteur anatomiquement distinct,

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