‹ Le circulation et le poulsChapitre 257 sur 669 · EXISTENCE DES VASO-MOTEUES · texte numérisé non relu

EXISTENCE DES VASO-MOTEUES

coïncidence heureuse qui favorisa sa découverte. Il reconnut que, outre l'action exercée par ce nerf sur la pupille, quand on opère sa section, il survient une dilatation des artères de la tête, avec rougeur de la peau et augmentation de chaleur de cette région ; généralisant aussitôt le fait, il en conclut qu'il devait avoir divisé un nerf régulateur du calibre vasculaire ; les nerfs vaso-constricteurs étaient trouvés. Mais il fallait démontrer que le fait n'était pas une exception; il se remit donc à la tâche. En 18.^3, il reconnut les nerfs vaso-constricteurs de la langue, en pratiquant la section du nerf lingual et de l'/^z/joc^/os^e; puis ceux de la glande sous-maxillaire, en galvanisant le cordon cervical au niveau du ganglion cervical supérieur.

BROWN-SÉQUARD, à son tour, faisant l'expérience inverse, galvanisa le sympathique cervical, et, sous l'influence de cette excitation, il vit diminuer le calibre des artères, pâlir les tissus, et la chaleur vitale s'abaisser.

Que si, la dilatation artérielle étant obtenue par la section du nerf, on galvanise le bout périphérique, on fait encore disparaître promptement cet effet. C'était la contre-partie de l'expérience de Claude Bernard, c'était la vérification de l'existence des nerfs vaso-constricteurs . Dès lors se trouve expliquée l'importance de la découverte de Cuvier, Henle et Kolliker, lorsqu'ils démontrèrent dans les parois vasculaires la présence de nombreux éléments des muscles organiques, et leur abondance beaucoup plus grande dans les artères les plus petites.

Des muscles sans nerfs paraissaient alors une singulière exception ; l'exception s'efface maintenant devant la découverte des vaso-moteurs.

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