‹ Le circulation et le poulsChapitre 279 sur 669 · INSTRUMENTS ENREGISTREURS · texte numérisé non relu

INSTRUMENTS ENREGISTREURS

l'observajion précise et les instruments enregistreurs.

Toute l'œuvre du Créateur sur la terre a été faite di^fecnomhre, poids ai mesure ; W iSiWaLli donc, pour l'étudier avec fruit, construire des appareils précis, fidèles, qui pussent fixer ces trois caractères majeurs et permettre au savant d'en apprécier les nuances les plus intimes, pour en tirer des conclusions, des lois appelées à constituer la véritable science.

« L'essence de la vraie philosophie, a dit NEWTON, consiste à raisonner sur les phcnomènes, sans s'appuyer sur des hypothèses. »

C'est là ce que Claude Bernard a désigné sous le nom de déterminisme ; moi noMVQBiVL, mais chose ancienne, car le déterminisme n'aspire qu'à fixer avec plus d'exactitude les conditions précises de l'expérimentation, qui est l'œuvre de touslcs siècles. Mais quand les phénomènes nous échappent par leur infinie délicatesse^ quand les sens ne suffisent plus, alors le rôle des agents mécaniques commence.

. On prétend que la physique ouvrit les premières voies à suivre.

En effet l'idée de construire un appareil inscripteur pour fixer l'image du mouvement remonte à 1734.

A cette époque, ONS-en-BRAY * décrivit dans les mémoires de l'Académie des sciences xmanémographe, écrivant sur une feuille de papier au moyen d'un cylindre tournant.

En 1795, CHAN&EUX composa, sur le même plan, un barométrographe.

Yers 1734, RUTHERFORT employait un thermométrographe inscrivant sur papier noirci.

WATT inventait le manométrographe ^ pour inscrire le degré de tension de la vapeur.

Thomas YOUNG imagina d'imprimer au stylet un mouvement

* Ons-en-Bray. Mém. de l'Acad. des sciences. Paris, 1734.

398 PULSILOGE DE SANCTOKIO.

de progression en hélice sur le cylindre pour obtenir un trait plus étendu que la simple circonférence.

Le Père SECCHI de Rome, à l'occasion de la grande exposition universelle de 1866, construisit un appareil enregistreur très parfait, donnant à la fois la température, le vent, l'humidité et la^ pression barométrique .

PULSILOGE DE SANTORIO.

iviais, en réalité, la médecine avait devancé les sciences physiques dans cette voie positive. Dès l'année 1610, SANTORIO, le célèbre médecin de Venise, avait songé à rendre le pouls visible. Il inventa, dans ce but, un instrument nommé Puli^iloginm, dont la description malheureusement ne nous a pas été conservée.

SPHTGMOSCOPB DE HALES.

Un siècle et demi plus tard, en 1748, Stephan hales renouvela cette tentative, introduisant un tube de verre dans l'artère carotide d'un cheval, pour étudier les pulsations. Ce fut le second spliyg;mosco]»e. Après lui, la science eut encore un temps d'arrêt ; près d'un siècle s'écoula avant que cette question des enregistreurs fût remise à l'étude.

néMODYNAMOMÈTRE DE POISBTJILLE.

POISEUILLE, en 1828, fit communiquer le tube plongé dans l'artère ou dans les cavités du cœur avec un manomètre, pour connaître la pression du sang et la force du cœur; ce fut le premier liémodynamomètre.

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SPHYGMOMÈTRE DE HERISSON.

HÉRISSON, en 1837, construisit le sphjg^momètre, tube rempli de liquide, et fermé à l'une de ses extrémités par une membrane peu tendne, appliquée sur l'artère. L'impulsion du sang imprimait à la membrane des mouvements qui se transmettaient au liquide avec leurs formes variées.

SYMOGRAPHION DE LUDWIG.

KYMOGRAPHIOK DE LUDWIG ET VOLKSIAifN \

LUDWIG (professeur à Leipsig) perfectionna, en 1847, Thémod}Tiainomètre. Plaçant sur le mercure un flotteur à pinceau, il obtint l'inscription des mouvements sur un cylindre tournant; Volkmann nomma cet instrument modifié : kymogpapbiou ; mais, le pinceau n'appuyant pas sur le cylindre d'une façon continue, l'image était fort incomplète; il assura la pression suffisante au moyen d'une petite balle de sureau, pendante dans le cylindre et rattachée au pinceau par un fil. Ce perfectionnement, tout ingénieux qu'il fût, devait, par ses frottements répétés, modifier beaucoup la libre inscription du tracée

Fig. 79. — Kymographion de Ludwig. (Tiré de la Physiologie de Longet.)

L'instrument de Lildwig et Volkmann leur servait encore à évaluer la pression moyenne des artères et la force de tension, en prenant la moyenne des maxima et des minima, ou en décou-' pant les ti-acés, coupés par le milieu de la hauteur pour en peser les deux moitiés.

SPHYGMOGKAPHE DE VIEROEDT. :'l022!fl3H

ViERORDT de Tûbingen * fut l'un des premiers à chercher un point d'appui sur la paroi élastique de l'artère^ au lieu de l'ou-

. ' Ludwig. Beitrage zur Kenntniss des einflusses der respirations beivegungen auf den blutlauf in aorten System. Mûller's archiv. fur auat. und phys. 184", p. 243.

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