‹ Le circulation et le poulsChapitre 29 sur 669 · BARTHOLIN · texte numérisé non relu

BARTHOLIN

topsie le cadavre d'un adulte avec le trou ovale encore perforé, soutenait que c'était là, non point une anomalie, une exception, mais une structure normale et la route naturelle du sang'.

Cette assertion fut bientôt réfutée par MARCHETTI, professeur d'anatomie à Padoue, qui démontra qu'il s'agissait d'un fait pathologique, et non d'une loi physiologique.

Un des plus ardents défenseurs des idées d'Aristote, Fortuné LICETI, voulut, à son tour, établir que le sang se frayait une autre voie que celle indiquée par Harvey^.

D'après lui^ ce sont les veines coronaires qui servent de communication entre Voreillette droite et la gauche. Voici comment il s'exprime :

« Une portion du sang versé dans la veine cave retourne à .cette veine elle-même, tandis qu'une autre portion, au moyen de la veine coronaire, passerait dans l'oreillette gauche du cœur, d'où, mêlée aux esprits vitaux, elle s'écoulerait dans l'aorte et, par le moyen des artères, viendrait servir à la nutrition des parties similaires ; car le sang artériel, dit-il, doit nourrir les parties simples, et le sang veineux les organes composés. »

Le sang veineux, après avoir nourri les parties composées, refluerait de nouveau dans le cœur, au moyen des veines, et, d'autre part, la même chose aurait lieu pour le sang artériel, qui, après avoir nourri les parties simples, retournerait au cœur par l'aorte. Ainsi^ au lieu d'un flux et reflux admis par les anciens, Liceti en admettait deux. Il y avait loin de cette théorie compliquée à l'explication nette, évidente, si bien formulée par Harvey.

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