‹ Le circulation et le poulsChapitre 325 sur 669 · POULS DE L'ENFANT NAISSANT · texte numérisé non relu

POULS DE L'ENFANT NAISSANT

vrai pouls de la maladie chronique, le pouls du redoublement est souvent celui des complications [inflammation partielle, tendance à la suppuration ou ramollissement etc.).

C. Dans les affecUons du cœur, le pouls est sous l'influence de la lésion cardiaque ; dès lors, pour obtenir un pronostic plus sûr, il faut l'établir d'après la lésion du cœur, et non d'après le pouls seul, qui n'est que le servileur de l'organe principal.

Mais avec le sphygmographe, le pouls reconquiert ici sa valeur, surtout pour le diagnostic; car le cœur lui communique des caractères tellement précis qu'on reconnaît presque toujours d'emblée la lésion qui est en cause.

17° L'art de tâter le pouls est un art délicat et difficile ; il faut compter sur un an d'étude avant d'y avoirfamiliarisé les élèves.

POULS DE l'enfant NAISSANT.

Le pouls, au moment de la naissance, se manifeste au sphygmographe, comme au doigt explorateur, par une simple ondulation uniforme, où la ligne d'ascension est aussi douce, aussi inclinée que la ligne de descente. C'est que le cœur de l'enfant naissant est encore peu riche en fibres musculaires. Son '.mpulsîon a moins d'énergie, sa hauteur moins de subitanéité, sa dilatation moins de rapidité. Ceci explique la faible impression qu li produit sous le doigt, mais il en résulte aussi que le pouls des nouveau-nés est moins petit qu'il ne le paraît.

Cette forme particulière de la pulsation tient encore à une autre cause, c'est la plus grande résistance des parois aortiques, qui ne se laissent dilater que peu à peu et comme progressivement, car nous n'apercevons en aucun cas le dicrotisme, ou pouls artériel. Si nous recherchons pourquoi les artères au premier âge ne sê laissent ainsi dilater que très progressivement, nous y trouvons une vue providentielle, une précaution de la nature, pour ne pas chasser trop vivement le sang dans les organes si délicats de l'enfant nouveau-né.

La fréquence du pouls aux débuts de la vie est assez grande; Je l'ai trouvée de 160 sur le même sujet, qui, deux heures avant de naître^ ne donnait à l'auscultation que 130 battements. L'impression première de Yair extérieur, de la lumière^ V agitation, le ; mouvement, les cris du nouveau-né suffisent pour expliquer cette ■variabilité, et du reste on voit dans le premier âge le pouls

Page 1