VARIATIONS DIURNES ET NOCTURNES DU POULS
KEIL ' a posé l'aphorisme suivant : Pulsus nocturnus matutino multo celerior est Ses tableaux numériques indiquent : pour le matin, 80.S; pour le soir, 89.7.
BRYAN ROBiNSON'^, de Dublin, continuant les mêmes recherches, trouva en moyenne 70 pulsations de 8 heures du matin à 2 heures de l'après-midi, et 76 de 3 à 11 heures du soir. Il semblait donc établi que le cœur s'accélère à mesure que le jour s'avance.
NICR ' obtint des résultats très variables, suivant qu'il appréciait ou négligeait l'excitation produite par les repas, la fatigue musculaire, le travail d'esprit, etc. Lorsque aucune cause particulière n'est venue modifier l'individu pendant la nuit précédente, c'est le matin que le pouls a leplus de fréquence. Pendant la journée, elle diminue un peu, mais seulement quand le sujet reste couché et tranquille. C'est de minuit à 2 heures que le pouls est \b plus lent. Sur le matin, il devient un peu plus fréquent. Au moment du réveil, il y a une ou deux pulsations de moins, mais si le réveil a lieu en sursaut ou brusquement, on observe une augmentation subite de 5 à 15 pulsations.
Lès variations que les physiologistes attribuent à la révolution diurne dépendent, en réalité, de circonstances accidentelles : repos, occupations, position du corps, vêtements, chaleur, etc. Le pouls n'éprouve aucun changement vers le milieu du jour, il paraît seulement un peu plus dur le matin que le soir.
' Keil. Tentamina medico-pJujsica quihus accedet medicina statica Britannica.
1730, p. ns.
^ RoBiiNsON. A Treatise on the animal economy. 1734.
' NiCK. Beobachtungen ûber die bedingungen unter denen die Uaïifigkeit des puises im gesunden Zustand verandert Wird. Tûbingen, 1826.