‹ Le circulation et le poulsChapitre 346 sur 669 · THÉORIE DE LA DÉSOXYGÉNATION · texte numérisé non relu

THÉORIE DE LA DÉSOXYGÉNATION

veilleuse; il monte avec l'élévation des lieux, dan? la proportion de une pulsation pour 4 00 mètres, 10 pulsations pour 1 ,000 mètres, sauf la variante proportionnelle que l'âge, Je sexe ou le mouvement peuvent introduire dans le calcul. Les voyageurs qui montaient le ballon le Zénith, Gaston Tissandier, Crocé SpinelU et Syvel,- sont arrivés très probablement à une altitude très rapprochée de 10,000 mètres. Or leur pouls, à cette hauteur, devait, d'après la progression connue, battre 165 fois par minute, et cette fréquence, chez un adulte, est déjà difficilement compatible avec la vie. Mais, en outre, ils devaient éprouver tous les effets de la décompression qui congestionne les organes, paralyse le cerveau, et laisse échapper du sang, les gaz dissous, qui dès lors forment écume, s'opposant à la circulation dans les capillaires aussi bien que l'entrée de l'air dans les veines.

De même dans la grande ascension où Glaisker s'est élevé à 8,840 mètres, la pression n'était plus que de 240 ""^ HG, au lieu de 760, et le pouls devait nombrer 1S8 par minute.

Cependant, à côté de ces résultats si positifs, il est juste de citer les observations de boulin ' qui^ dans son voyage à Santa-Fé de Bogota, dont l'altitude est de 2,643 mètres^ ne trouva pas son pouls ni celui de ses compagnons plus rapide qu'à Paris (69 pulsations). Mais, sans doute, il s'était déjà acclimaté et avait dû subir une période à' accommodation fonctionnelle.

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