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EAPPOETS ENTRE LES ALTITUDES, LES LATITUDES ET LA TEMPÉRATURE

Mais il est à propos de faire ressortir ici les effets semblables produits par la latitude, \ altitude et la chaleur. Le pouls est ralcutî par une latitude élevée, par le froid,

par une altitude inférieure, he pouls est accéléré par une latitude basse.

par la chaleur.

par une altitude croissante.

Mais comme les latitudes élevées sont de plus en plus froides, comme les latitudes basses sont de plus en plus chaudes,- ces deux causes, latîtwdc et température, se trouvent concourir au même but, sans qu'on puisse définir la part de chacune d'une manière absolue.

APLATISSEMENT DE LA TERRE AUX POLES, CAUSE DU RALENTISSE- MENT DU POULS DBS RÉGIONS BORÉALES.

Cependant il est reconnu que le froid, du moins quand il n'est pas subit, n'a qu'une faible action ; il ne pourrait donc suffire à lui seul pour expliquer la lenteur du pouls des régions boréales. Une autre cause doit donc influer sur l'activité cardiaque. Cette cause est de nature tellurique et atmosphérique; c'est \ aplatissement de la terre. En effet, si le cœur bat plus lentement près du pôle, c'est qu'il supporte un plus grand poids. Ce poids doit provenir de l'aplatissement de la terre. L'aplatissement du globe est de 1,200 mètres environ à chaque pôle. Or l'atmosphère, que son élasticité rend forcément sphérique, a donc 1,200 mètres d'épaisseur de plus dans les régions polaires ; c'est donc une diminution de 12 pulsations environ que le pouls doit subir, puisque nous l'avons vu s'accélérer d'une pulsation par 100 mètres d'élévalion. Ici, ce n'est pas une ascension, mais une descente à l'air libre, puisque c'est la terre qui s'abaisse.

Pour que le calcul fût plus précis, il faudrait encore tenir compte de la densité plus grande de l'air dans les terres glaciales^ densité qui doit augmenter la pression.

C'est ainsi que l'homme, destiné à vivre sur la terre, éprouve au contact de tout ce qui existe des modifications infinies pour chacune de ses fonctions vitales.

ÉTAT MÉTÉOROLOGIQUE DE l' ATMOSPHÈRE.

Pressions liarométriques. — L'état météorologique ne paraît pas avoir grande influence sur le pouls. Les pressions barométriques varient trop lentement pour que leur influence soit bien appréciable; les plus grandes variations étant de 50 à 60"™ correspondraient pourtant à une diff"érence de huit à dix pulsations.

Orages. — Quant aux orages^ Nick a remarqué un peu plus de fréquence du pouls à leur approche, fréquence qui persistait pendant la durée du météore et disparaissait avec lui.

Vents. — Lèvent agitcomme le bain d'air comprimé; quand il est fort, il suffoque, entrave la respiration, ralentit un peu le pouls, le rend irrégulier par suite de sa propre jvcégulai-<té et diminue la hauteur de la pulsation en amoindrissant sa courbe.

Magnétisme terrestre. — Le centre magnétique qui siège presqu'au pôle ne doit pas être sans influence sur le ralentissement du pouls obsex'vé dans les régions arctiques. Son atiraction agit sans doute comme agent modérateur sur l'organe central de la circulation, ainsi que sar le sang lui-même, dont les globules sont imprégnés d'oxyde de fer magnétique.

Pouls des saisons. — La température ambiante manifeste une puissante influence sur l'action du cœur. La chaleur l'accélère, le froid la ralentit. Les saisons doivent donc exercer une influence notable.

LEURET et MiTiviÉ * ont VU chez les aliénés le pouls à 78 en hiver, 82 en été. Les changements brusques de température ont une influence plus forte. Si dans un jour chaud de l'été on descend

* Leuret et MiTiviÉ. Fréquence dupouls chez les aliénés. 1839.

dans une cave, ou que l'on s'expose à un courant d'air froid, le pouls baisse de plusieurs degrés.

LiSLE *a constaté chez les enfants des différences encore plus marquées.

Mais, en somme, nous n'avons que fort peu de renseignements sur les variations saisonnières du pouls; il est probable que la succession des saisons reste sans grande valeur, parce qu'elle s'exécute très lentement.

Chaleur artiOciclle. Dès l'année 1806, DELAROCHE ^ avait tenté des expériences sur les effets qu'une forte chaleur produit sur l'économie animale. Au bout de quelques minutes passées dans une étuve à 65°, il trouva son pouls monté à IGO.

CALLIBURCÈS ^ en 1857 expérimenta sur le cœur de la grenouille et reconnut que des applications chaudes faites même sur une partie du corps éloignée, sur la patte postérieure par exemple, accéléraient rapidement le pouls^et le faisaient passer de 40 à 80. L'influence du système nerveux cérébro-spinal paraissait n'y être pour rien, car l'effet se produisait après avoir détruit l'encéphale et la moelle ou en paralysant les nerfs moteurs avec le curare.

L'application directe de la chaleur sur le cœur produit les mêmes effets. Ainsi le cœur extirpé, ne battant que 18 par minute, donnait 94 après son immersion dans de l'eau à 40°.

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