INFLUENCE DU TRAVAIL, ACTIVITÉS MUSCULAIRES
une voiture douce ou sur un brancard^ ne change guère le rythme du pouls'.
Uéquitation au pas l'augmente de 10 à IS pulsations; — au trot, de 40 à 45, pourvu que cette allure soit continuée au moins un quart d'heure, mais dès que ce mouvement cesse, le pouls baisse rapidement.
La marche sur un plan horizontal, à raison de 60 à 70 pas à la minute, accélère le pouls de 6 à 8 pulsations; si l'on double le pas, le pouls s'élève de 10 à 16 pulsations, et de 26 à 28, si la marche est continuée plus d'une demi-heure. La marche à raison de 100 pas par minute détermine 30 à 35 pulsations de plus.
Vascension lente d'une colline (environ 90 pas à la minute) produit accélération de 40 battements. En parcourant le même espace moitié plus vite (36 secondes), l'accélération monte à 80; si l'on monte la colline en courant, le pouls devient si rapide que c'est à peine si l'on peut le compter.
Intermittence du pouls de marcbe. — Nick a fait en outre une curieuse remarque : après une marche d'une demiheure, le pouls présente toutes les 10, 15 ou 20 minutes une intermittence très sensible, même chez les sujets qui dans l'état de santé n'offrent rien de pareil.
La descente accélère le pouls, mais à un moindre degré que la montée. La danse, la mise surtout, et la natation augmentent de 40 à 50 le nombre des pulsations. L'action Reparler, quand elle s'exécute sans animation, est presque sans effet. Mais une conversation animée, un discours prononcé avec vivacité, accélèrent le pouls de 6 à 10 battements. Les grands marcheurs présentent une immunité sous le rapport du pouls ; chez eux il ne s'accélère que de 4 ou 5 pulsations, même à la fin des marches { les plus longues et les plus pénibles. On peut avoir ainsi, dans la ■ fréquence du pouls, le moyen de reconnaître si un sujet est apte j aux marches forcées.
INFLUENCE DU TRAVAIL. — ACTIVITiÉS MUSCULAIEES ET INTELLECTUELLES.
Après un exercice musculaire intense, le pouls devient très ' rapide, les artères battent avec force, et le cœur lui-même
s -Nick. Archiv. de méd. t. XXIY, p. 112. 1831.