‹ Le circulation et le poulsChapitre 369 sur 669 · INFLUENCE DES ATTITUDES INCLINÉES · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES ATTITUDES INCLINÉES

comme les veines éprouvent une plus grande peine à ramener le sang contre les lois de la pesanteur, leurs parois se laissent dilater et forment des varices.

La puissance de l'habitude amoindrit beaucoup les effets de la pesanteur sur l'attitude; ainsi les athlètes, les acrobates, peuvent supporter sans peine des positions qui seraient mortelles pour d'autres personnes.

EXPLICATION PHYSIOLOGIQUE DES VARIATIONS DU POULS SUIVANT LES ATTITUDES.

Certains physiologistes, comme BLACKLEY *^ attribuent l'accélération du pouls dans l'attitude verticale à la direction que le cœur et les valvules prennent alors. Falconer Knox, Robinson et Guy en accusent l'action musculaire inévitable en pareil cas. Marey invoque la pression plus ou moins grande de la colonne sanguine sur le cœur^ pression qui ralentit les battements quand elle augmente et leur permet de s'accélérer quand elle diminue. On admet généralement cette dernière théorie comme la plus naturelle.

De toutes les expériences instituées, on peut déduire cette règle générale : Toute déclivité accélère le pouls; toute pression ou compression le ralentit, et cela s'explique par cette autre formule très simple : tout ce qui facilite le cours du sang accélère les battements du cœur y tout ce qui lui fait obstacle les ralentit.

INFLUENCE DBS ATTITUDES INCLINEES.

Mais il est un autre genre d'attitudes dont l'importance est grande et qu'il faut connaître ; ce sont celles où, en repliant, en contournant une région du corps, l'artère comprimée, tordue, entrave la circulation de toute cette région.

Inclinaison et torsion du col. — Ainsi, quand un malade dont on examine le pouls tend fortement le col sur le côté, les pulsations deviennent pour un moment irrégulières de forme, de force et de fréquence; et, si le sujet retient en même temps sa respiration, le pouls finit par disparaître complètement pour quelques instants.

* Blackley. On the cause of the puise being affected by the position of the body. Dublin Journ. of med. and cMr. sciences, 1834.

• Falconer. Observations respecting the puise, 1796, p. 34.

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