‹ Le circulation et le poulsChapitre 372 sur 669 · INFLUENCE DE LA POSITION DU CORPS · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA POSITION DU CORPS

plus fort et que se rencontrent ainsi le maximum de force et le minimum de fréquence.

Indications diagnosticiucs et thérapentiiiucs : — \° —

L'augmentation de force du pouls dans la position horizontale explique l'efficacité de cette position dans les cas de syncope.

2* — L'influence de la position sur le pouls est beaucoup moins marquée dans les cas à' hypertrophie du cœur que pour un cœur normal. Le docteur Graves l'a vue manquer dans six cas d'hypertrophie avec dilatation.

3° — Chez les individus très débilités et chez les malades atteints de la fièvre, les différences sont au contraire très marquées ; elles peuvent être de 30-40 et même 50 pulsations par minute, suivant que le malade est couché ou debout.

4" — Mais, au bout d'un quart d'heure, cette différence diminue notablement, l'équilibre tend à s'établir.

5° — Lorsque le malade reprend la position horizontale, le pouls retombe promptement à son chiffre primitif

Positions élevées du bras et de la janilie. — Lorsqu'on relève le bras au-dessus de la tête, le sang obligé de remonter contre son propre poids diminue d'autant l'impulsion du cœur, et le pouls apparaîtplus faible à la radiale. En même temps les capillaires se vident, car, si d'une part les artères leur apportent moins de sang, les veines, favorisées au contraire par la position nouvelle, qui est déclive pour leur circulation, leur enlève le sang avec rapidité.

Indication tliérapeutique. — Il convient de donner cette position élevée au membi"e supérieur, lorsque l'on traite un phlegmon^ un panari, un abcès de la main ou de la jambe; pour celle-ci surtout le résultat est important, car la position relevée diminue d'une part lu circulation artérielle et favorise en même temps les circulations capillaire et veineuse, rétablissant ainsi l'équilibre interrompu.

• Stockes. Maladies du cœur, p. 544.

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L'influence remarquable de la position sur la fréquence du pouls a été éludiée par de Humboldt et Baër ^ dans des circonstances toutes particulières. ^ -i.^«îb i»««Mi.«illiïi«»". .

De Humboldt, agissant sur un cœur de grenouille séparé des gros vaisseaux êt sorti du corps, le plaça horizontalement sur un plateau de verre.

Après 12 minutes, le chiffre des contractions était descendu à 12 par minutes. Le cœur fut alors suspendu perpendiculairement, et deux minutes après le nombre des pulsations était remonté à 20.

BAÉR lit une curieuse remarque : si dans l'incubation artificielle, on place les œufssurun bout, le germe ne tarde pas à périr et leur forme ovale parait précisément destinée à empêcher le fœtus de prendre celte position fatale. A quoi tient cette différence? Très probablement à ce que dans la position, verticale la circulation est trop accélérée ou trop ralentie, suivant le côté où l'embryon se trouve tourné ; il se produit alors congestion ou anémie des diverses régions. Le fœtus humain pendant la grossesse parait moins sensible aux différences de position^ car il peut survivre dans t(î)us les cas, mais il en est une qui paraît plus naturelle et plus profitable, c'est la position renversée ouj demi-renversée, la tète en bas, position qui au coi;tteajriQ,ine,pqurr| raît être longtemps supportée par l'adulte. .. <,\, : , . -

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lîs'FLUENCE DE LA NOUERriURB SUR LE POULS.

Aliuiciits. — D'après le D' Nick, une des causes qui agit le plus sur la fréquence des pulsations, ce sont les aliments, les boissons ; mais il faut en même temps tenir compte de la température à laquelle on prend les aliments.

Un morceau pain, mangé le matin dans le lit, augmenteie pouls de 2 ou 3 battements. La viande froide produit le même effet. Mais, lorsqu'on la prend avec du vinaigre, cet effet n'a plus lieu; et l'on voit même, se prononcer un léger ralentissement. L'ingestion du lait caillé ou des fruits conduit au même résultat.

Indication tbérapcutiisiie. — 11 y a donc ici une sorte

' Biti?t. Veher entuHckelung's gesehichte der thierei

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d'effet thérapeutique, savoir: que les acides ou du moins les acides végétaux tendent à ralentir le pouls et le cœur, ainsi s'explique leur usage si fréquent dans les fièvres.

Mais si l'aliment dont on fait usage est chaud, le nombre des pulsations augmente aussitôt de 4 à 6 par minute. Une dizaine de cuillerées de soupe très chaude détermine une augmentation de 9 à 10 battements.

Dans un dîner, le potage chaud accélère le pouls, la viande bouillie le maintient au même chiffre, les légumes chauds l'accélèrent, A la fin du repas, le sujet compte environ 12 pulsations de plus qu'à jeûn. Cette accélération se maintient 2 ou 3 heures, suivant que le repas a été plus ou moins copieux et les aliments plus ou moins digestibles. Elle diminue ensuite; au bout de cinq heures il n'en reste plus de trace.

Lorsqu'on se couche immédiatement après dîner^ le pouls reprend plus vite son état normal.

I ; lAu contraire si l'on reste debout ou si l'on marche, le nombre des pulsations augmente encore, mais en somme l'accélération ne dure pas plus qu'à l'ordinaire.

A la suite d'un repas froid, les pulsations commencent à s'accélérer, mais elles n'atteignent leur maximum qu'au bout d'une demi-heure ou une heure; cet effet aurait été immédiat, si le I . dîner avait été chaud. |

JBoissons. — L'eau fraîche bue en petites quantités, à diffé- j rentes reprises, n'a pas d'action sensible sur le pouls. Prise en ; grande quantité, elle le ralentit de 2 à 4 pulsations, et Cet effet ! se prolonge environ une demi-heure. Après avoir mangé de | la viande au repas, si l'on boit un ou deux verres d'eau ou de ' vin léger, le pouls perd 1 à 4 des pulsations données par le potage chaud. Cette influence retardatrice dure un quart d'heure ou une demi-heure, après quoi le pouls reprend sa | fréquence. |

Pour le vin, le ralentissement se prolonge d'autant moins que 1 le vin aura plus de force ; avec un vin alcoolique, le pouls donne : | (à la fin du repas 2 pulsations de plus qu'avec un dîner où Von I n'aura bu que de l'eau. L'action des liqueurs et de l'alcool est i encore plus prononcée, il ne faut souvei^tpas plus de trois mi-i I nutes pour qu'on puisse la constater. i l

La bière fraîche agit d'abord comme l'eau, mais le ralentisse-j il ment dure moins longtemps. i ]

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Le thé ou le café chauds, pris en certaine quantité, élèvent le pouls de 6 à 12 pulsations par minute, mais cette accélération disparaît au bout d'une demi-heure ou d'une heure.

L'usage du tahac, même chez les personnes les plus accoutumées, produit une accélération particulière du pouls ; ainsi une pipe fumée le matin peut augmenter de 15 à 20 pulsations les battements du cœur, et cet état dure une heure

Après les recherches de Haller, de Nick, de Schwencke^ do Robinson et de Floyer, il faut encore citer celles que Lichtenfels et Frolich^ ont faites sur eux-mêmes, en prenant les précautions les plus minutieuses. Suivant eux, au moment du lever, 7 heures, le pouls est très lent. Dans l'heure qui s'écoule après le déjeuner (café au lait), le pouls monte de huit pulsations. Pendant les six heures suivantes passées sans nourriture, le pouls se ralentit peu à peu et revient au point de départ.

Uii léger dîner à deux heures accélère le pouls de 6 battements, un peu moins que le matin, puis nouvel abaissement plus rapide que le premier ; il s'interrompt à la suite du goûter, reprend ensuite, et onze heures du soir marquent le point le plus calme. Aussi, pour bien dès-personnes, les dernières heures du soir constituent le meilleur moment de la journée.

D'après Lichtenfels et Frolich^ un jeûne de vingt heures a ralenti le pouls de 10 battements, mais il est remarquable qu'aux heures habituelles où se prenaient les repas, il y avait toujours une légère augmentation sous l'influence de l'habitude. L'accélération du cœur est plus rapide avec les aliments azotés qu^vec les farineux. Mais les amylacés proprement dits, en revanche, déterminent des effets plus considérables et plus prolongés.

Les boissons fermentées ralentissent d'abord le mouvement du cœur, puis Vaccélèrent un peu, mais le café bien plus encore : on peut compter jusqu'à 17 battements de plus. Action des alimeuts maigres. — Mais, outre l'effet imj médiat de l'alimentation, il faut connaître encore l'effet chroj nique ou consécutif. Or Volkmann a démontré que l'usage presque exclusif des aliments maigres tend à i-alentir l'action du

'NiCK. op. cit.

- Lichtenfels et Frolich. Mémoires de l'Acad. de Vienne, t. III, 2» partie, p. 121.

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