‹ Le circulation et le poulsChapitre 373 sur 669 · ACTION DE LA NOURRITURE ET DU JEUNE SUR LE POULS · texte numérisé non relu

ACTION DE LA NOURRITURE ET DU JEUNE SUR LE POULS

cœur^, tandis que l'usag-e trop exclusif de la viande agit comme excitant.

Indication thérapcnticinc. — Il 'importe donc de soumettre au régime maigre^ autant du moins qu'il est possible de le faire, les personnes atteintes d'une hypertrophie dti cœur, d'un anévrysme ou d'une affection organique avec grande fréquence du pouls, comme \b. phtisie.

ACTION DE LA QUANTITÉ DE NOURRITITRE ET DU JEUNE j SUR LA FORCE DU POULS ET SUR LE DICROTISME.

L'artère de l'homme à jeun ne bat pas seulement avec plus de lenteur, elle bat moins fortement : la systole chasse le sang avec plus de ménagement, comme si en face du déficit elle voulait égaliser la dépense. En même temps l'artère pord de son élasticité, devient plus rigide, et les dicrotismes s'affaiblissent d'abord sensiblement, pour disparaître bientôt.

Au çontraire, après le repas, les vaso-moteurs se relâchent, l'artère prend de la souplesse, le pouls rebondit plus haut. Enfin les dicrotismes s accentuent.

■ Fdg. 197. — Homme adulte à jeùn. — Absence de dicrotismc.

Fig. 198. — Même sujet ; après le repas.

Très souvent alors, le dicrotisme devient fort, un peu tardif et par là même ascendant. De là ces battements que l'on; ressent au pouls, aux tempes et même par tout le corps. Les anciens physiologistes avaient nommé cet état : Febris àprandio. Elle est surtout remarquable lorsqu'on prend du thé^ du café, des liqueurs; et, comme les vraies fièvres, elle commence sou-, vent par un léger frisson.

' VoLKMANN, Htemodynaviik, p. 43S.

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