DU POULS PENDANT LA MENSTRUATION
Cette question a été traitée d'abord par RABUTEAU, puis par HENNINS en 1872, à la société obstétricale de Leipsig ^ Dans une première communication, faite deux ans auparavant, Henning avait déjà étudié la température pendant les règles ; dans la deuxième, il confirme la réalité de l'observation de Rabuteau sur la diminution régulière de la fréquence du pouls pendant la période menstruelle.
Ce fait est d'autant plus important à connaître que, d'après la théorie àQMarey, généralement adoptée, l'hémorrhagie déterminée par la menstruation, venant à diminuer la pression générale du sang, le cœur, s'il n'obéissait qu'aux lois physiques de l'écoulement des liquides, devrait s'accélérer.
* Henning. >4rcAfy. f 'ûr gynœcologie, B''. IV, Heft II.
Nous devons en conclure que les sources d'impulsion du cœur sont multiples, et que, s'il faut tenir compte des lois physiques, les lois vitales revendiquent aussi leurs droits dans une large proportion et s'imposent parfois aux premières, dont elles modifient ou transforment les résultats.
MICTION. — d:éfécation.
L'émission des urines, celle des garde-robes rendent le pouls plus lent de quelques pulsations, mais ce ralentissement ne dure qu'un quart d'heure ou une demi-heure; il est dû, sans doute, aux efforts qui entravent la respiration et compriment un peu le cœur. En outre, quand il y a constipation^ les vaisseaux sont plus remplis, et la ligne d'ensemble se trouve plus élevée, par suite de la compression des veines rectales. Après la garde-robe, les vaisseaux intestinaux et hémorrhoïdaux redeviennent libres, le sang y circule avec plus de liberté et la ligne d'ensemble s'abaisse légèrement.
Indication tbérapciititiue. — Il importe donc de tenir le ventre bien libre chez les personnes disposées à Vapoplexie, à \ hémoptysie, aux congestions., car c'est moins la force de la pulsation que la distension générale des vaisseaux qui détermine leur rupture, et cette distension est exprimée nettement par l'élévation de la ligne fl'cnsemble, qui mesure, pour ainsi dire, lo cahbre vasculaire, tandis que la hauteur de la pulsation représente la souplesse et l'élasticité.
Les variabilités de pression qui se produisent à chaque instant dans la cage thoracique, pendant les mouvements respiratoires, impriment au sang, soit artériel soit veineux, une impulsion très prononcée.
Cette impulsion se propage jusqu'à la carotide et à la radiale, oii l'on peut encore parfois étudier, reconnaître le pouls organique pulmonaire.