‹ Le circulation et le poulsChapitre 378 sur 669 · INSPIRATION OU ETAT ACTIF · texte numérisé non relu

INSPIRATION OU ETAT ACTIF

Nous devons, pour éclaircir le sujet, étudier avec Donders,' Ludwig, Jacobson, Faivre, Einbrandt etc., les trois états possibles du thorax : neutre, actif ou passif.

1° REPOS ou ÉTAT NEUTRE.

Quand le thorax est au repos, dans l'intervalle inter-respiratoire, deux forces agissent encore sur le cœur et les gros vaisseaux intrà-thoraciques :

A. — La pression atmosphérique, transmise à travers 1 réseau broncho-pulmonaire.

B. — La force élastique de la substance pulmonaire, qui agit en sens contraire de la précédente. k

La différence qui existe entre ces deux pressions constitue la force qui presse sur le cœur et les gros vaisseaux dans l'intérieur du thorax. Tandis que les vaisseaux extrà-thoraciques ne sont soumis qu'à une seule force, la pression atmosphérique.

Or celle-ci est de 760""" HG. La force élastique des poumons, après une expiration ordinaire, est, à' après Donders, de 7,5 """ HG.

Il se produit donc même pendant le repos du thorax une aspir ration vers les vaisseaux intrà-thoraciques par laquelle ils se dilatent jusqu'à ce que l'élasticité de leurs parois fasse équilibre à cette force d^aspiration. ' ' ""^ .

Mais comme les artères ont des parois bien plus épaisses et moins extensibles que les veines, et comme les veines ont un calibre bien plus grand, c'est sur les veines surtout que doit agir la force d'aspiration.

Elle vient ainsi en aide à la force expulsive du cœur.

2° INSPIRATION ou ETAT ACTIF. '

'■''i • s ' ' ' ' ■■' Action 'fii^i* 'l^é 'it'o«k'âi«n. — L'inspiration élargit le thorax,

dilate les poumons, accroît leur élasticité. Celle-ci passe de itj.gœm force moyenne, à 9""" pour l'inspiration normale, et

peut monter à 30""" dans l'inspiration forcée.

Action sur le cœur. — Au moment où l'on aspire l'air

atmosphérique, les poumons dilatés compriment un peu le

ctieur, tandis que le diaphragme, augmentant sa courbe, vient' le

presser aussi par le bas.

Il en résulte que le cœur ne peut ni se contracter, ni se dilater

Page 1