‹ Le circulation et le poulsChapitre 381 sur 669 · DILATATION DES ALVÉOLES · texte numérisé non relu

DILATATION DES ALVÉOLES

piratoire. Enregistrant à la fois la pression carotidienne et les mouvements de la respiration, ils établissent qu'à chaque inspiration pulmonaire la dilatation des alvéoles détermine Vélongation des vaisseaux, dans le réseau capillaire, et la diminution àQ\QViC diamètre. Il y a donc compression du sang, puis obstacle à la contraction du cœur droit.

h'expiration, au contraire, coïncide avec V élargissement des vaisseaux et leur raccourcissement ; la pi'ession est diminuée dans les vaisseaux, puis dans le cœur gauche, et de là dans l'aorte.

Ainsi l'une des principales causes des oscillations respiratoires de la pression aortique, c'est le changement de capacité des capillaires pulmonaires, sous l'influence de l'ampliation et du retrait du poumon.

Indications pronosticiues et tiicrapcntiqucs. — Anesthésie par inspirations forcées. — Il est donc parfaitement démontré que la tension aortique diminue dans l'inspiration, puis augmente dans l'expiration, et que les artères les plus éloignées en ressentent le contre-coup. On voit ainsi une ou plusieurs fortes inspirations diminuer très notablement l'amplitude des ondulations du cerveau.

Dès lors on comprendra pourquoi certaines personnes ont des vertiges, après avoir fait plusieurs inspirations profondes qui mettent le cerveau dans un état à^anémie relatif. De là il n'y avait qu'un pas, pour imaginer un système d'anestkésie générale basée sur la respiration profonde et accélérée^ soutenue pendant une minute, procédé qui peut réussir en effet, mais dont l'application est fatigante et difficile pour beaucoup de personnes.

Anévrysmcs. — Mais c'est pour le traitement des auévrysmes surtout que le pouls thoracique est à considérer.

Dans les cas d'anévrysme de Taorte ou des gros vaisseaux Ihoraciques, quand les parois d'une artère sont amincies, le médecin doit défendre au malade tout effort musculaire, car, pendant l'effort, les muscles constricteurs de la glotte et les muscles expirateurs se contractent en même tcmps^ comprimant tout le contenu du thorax : poumon, air, sang, vaisseaux, et le sang s'élance avec une impulsion plus forte dans l'artère amincie ou fragile, Le premier des traitements, en cas à'anévrysjne, est donc le repos absolu.

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