EAPPOKT ENTRE LA FREQUENCE DU POULS ET LA RESPIRATION
Il est certain qu'il existe un rapport, une harmonie nécessaire entre les deux fonctions, puisque l'une (la respiration) est chargée de fournir l'oxygène indispensable à l'autre ; mais cette harmonie n'est point absolue.
En général, plus le mouvement respiratoire est étendu et les poumons pénétrés par l'air atmosphérique, moins le nombre des mouvements respiratoires doit être considérable.
Lorsque l'appareil respiratoire est puissant, d'après Schrœber^ la normale par minute chez l'homme sain, à l'état de calme et loin du repas, est :
Entre 7 et 10 ans 15 respirations pour 86 pulsations.
Entre 12 et 16 ans 14 — 80 —
Homme adulte 10 — — 70 —
Femme adulte 13 — — 74 —
Vieillards 9 — — 60 —
Ce qui donne une respiration pour 6 ou 7 pulsations, tandis que dans les poitrines faibles il en faut une pour 3 ou 4 pulsations.
Mais une foule de circonstances feront varier ces chiffres; ainsi Guy ' et Harden ^ ont reconnu qu'à nombre égal de pulsations les mouvements respiratoires sont plus fréquents le soir que le matin.
La position du corps exerce aussi son influence. Pour 04 pulsations, dans chacune des positions, Guy a trouvé :
Debout 2.9 pulsations pour 1 respiratiou.
Assis 3.3 — 1 —
Couché 4.9 — 1 —
Harden et Pennock ^ ont obtenu des résultats analogues. Pendant le sommeil, le rapport entre les deux fonctions dimi-
' Guy. Art. puise. Todd's Cyclopœd. t. lY, p. 193.
' Hardun. Obs. on thepulsc and i-espirat. Americ Jouru. 1843, t. V, p. 340. ' Pennock. On the frequmàj of the puise and respirât, of the agcd, Americ.