‹ Le circulation et le poulsChapitre 388 sur 669 · CAUSES DU RETARD DU CŒUR PENDANT L'INSPIRATION · texte numérisé non relu

CAUSES DU RETARD DU CŒUR PENDANT L'INSPIRATION

absolue entre les mouvements du cœur et ceux du diaphragme ou du thorax, rapports en vertu desquels l'excitation des centres nerveux produirait des variations concordantes entre 'a fréquence du pouls et celle de la respiration. Mais une pareille conclusion me paraît exagérée ; cette expérience indique seulement que l'influence électrique appliquée sur des nerfs coupés peut modifier, pour un temps très court, l'harmonie des deux fonctions.

LA VEINOSTTÉ CONSIDEREE COMME PREMIÈRE CAUSE DES MOUVEMENTS RESPIRATOIRES.

D'après Rosenthal et Rosenbach ^ les mouvements respiratoires sont déterminés par un changement d'état (veinosité) du sang dans les vaisseaux de la moelle allongée.

L'excitation centrale produit un mouvement d'inspiration ; l'expiration n'est jamais active, elle est la conséquence de l'iaterruption de l'excitation inspiratoire centrale, c'est un retour à l'état de repos. Le nerf vague avec ses branches est un nerf d'arrêt inspiratoire; il agit probablement en resserrant les vaisseaux de la moelle allongée, vaisseaux dont le sang provoque les mouvements inspiratoires ; c'est un nerf vaso-moteur constricteur. Le nerf vague, comme nerf centrifuge, a sur le cœur une action semblable à celle qu'il a sur la moelle allongée comme nerf centripète; il est le nerf vaso-moteur constricteur du cœur et de ses artères coronaires.

Le resserrement des vaisseaux de la moelle allongée ou la diminution de leur veinosité produit une excitation moindre du nerf vague cardiaque; aussi, d^n commencement à^V expiration , le pouls accélère ; il %^ accélère également pendant V apnée. \i' oxygène change Vexcitation qualitativement^ le resserrement des vai^-^, seaux quantitativement. '^^

CAUSES DU RETARD DU CŒUR PENDANT l' INSPIRATION.

Les efforts respiratoires exercent une influence retardatrice sur mouvements àx^L q^cëmy . ' .

Ce fait, signalé chez l'homme par Mûller^ Donders ^ êt Mitchell ^, avait été rapporté à des causes mécaniques, telles que la compression du cœur par les poumons dilatés, brown SÉQUARD

' Otto.mar Rosenbach. Lyon viéd. 1817, p. 429. - Brown SÉQUARD. J. de physiol. 185S. p. 1)12.

' Donders. Henle's luid Pleuffen Zeitschrift. IV F., 18^2, vol. IV, p, 241 * MiTCHEi,!.. .\merlc. Jonrn. of niedic. scienc. .\vril 1834, p. 387.

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