‹ Le circulation et le poulsChapitre 392 sur 669 · ARKÉT DES PULSATIONS DU CŒUR · texte numérisé non relu

ARKÉT DES PULSATIONS DU CŒUR

Mais il n'est point question du temps que Thomas pouvait rester en pareil état, ni du moyen qu'il prenait pour ranimer la circulation.

Fig. 20C ARRKT DBS

). — Arrêt partiel du cœur par l'effort viol

PULSATIONS DU CŒUR SOUS l/lN DE LA VOLONTÉ.

Ult.

KLUKNCB

CHEYNE \ dans son livre sur la maladie anglaise, raconte un fait plus étonnant, oiî l'arrêt du cœur était Volontaire, durait longtemps et simulait la mort. Cette observation est trop intéressante pour que nous ne la citions pas ici, car elle rentre complètement dans notre sujet.

Le cas de l'honorable colonel Townsend. Le colonel Townsend, geutilhomme d'excellent naturel, homme d'honneur et d'intégrité, avait été pendcant plusieurs années affligé d'une douleur néphrétique, avec vomissements constants, qui avaient rendu sa vie douloureuse et misérable... Sa maladie augmentant, il se rendit de Bristol aux bains. Le docteur Baynard et moi le vîmes deux fois par jour pendant une semaine; mais, ses vomissements continuant toujours et résistant aux remèdes, nous désespérâmes de le guérir. Tandis qu'il était dans cet état, il nous envoya chercher de bonne heure, le matin; nous arrivâmes près de lui, avec M. Skrine, son pharmacien. Nous trouvâmes ses sens clairs et son esprit calme; plusieurs serviteurs étaient auprès de lui. Il nous dit qu'il nous avait fait appeler, pour que nous lui donnions quelques explications sur un état extraordinaire qu'il avait parfois observé et ressenti, à savoir : que, se recueillant en lui-même, il pouvait expirer ou mourir quand il lui plaisait; et qu'ensuite, par un effort ou autrement^ il pouvait revenir à la vie, ce qu'il avait essayé plusieurs fois avant de nous envoyer chercher. Nous entendîmes ce récit avec surprise ; pouvant difficilement croire que tout se passait comme il le racontait, encore moins en donner l'exphcation, à moins qu'il ne voulût faire l'expérience devant nous, ce que nous ne désirions guère dans l'état de faiblesse où il était, craignant qu'il ne la poussât trop loin.

11 continua de parler distinctement et sensément, à peu près un quart d'heure, sur son état, et insista si fortement pour faire cette épreuve devant nous que nous fûmes obligés d'y adhérer.

Tous les trois, nous constatâmes d'abord son pouls ; il était distinct quoique petit et filiforme. Le cœur avait son battement habituel.

Il se disposa lui-même sur le dos, et resta dans la môme position pendant quelque temps. Taudis que je tenais sa main droite, le docteur Baynard posa la mnin sur son cœur, et M. Skrine plaçait un miroir brillant contre sa bouche.

Son pouls disparaissait graduellement, jusqu'à ce qu'enfin je ne le sentis plus;

' Cm\m. The englisli maJadj or a treaiise of nervous diseases, 1733, p. 307. Lon. don, 1733.

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