CHAPITRE IV
Ce mode de circulation si général et si naturel était resté inconnu jusqu'ici : ce fut en 1875 que j'en fis la découverte. Le 11 juin 1877, je déposai un paquet cacheté à l'Académie des sciences pour prendre date et établir ma priorité.
En 1881 j'envoyai une note très complète, le même fait venant d'être signalé par le D'' Fr. FRANCK^ et depuis lors, dans un intéressant travail, un de ses élèves dont le nom m'échappe a consacré le terme de circulation par influence.
Définition. — La circulation veineuse par influence
est celle qui est due aux artères collatérales dont les contractions entraînent les veines dans une série opposée de mouvements : diastole pour systole, systole pour diastole, en sorte que chacune des artères peut être considérée comme un veinomoteur.
DÉMONSTEATION DË LA CIRCULATION PAR INFLUENCE AU MOYEN DU SPHYGMOGRAPHB.
Voici comment j'ai été mis sur la Voie de cette intéressante découverte, car nous commençons ici Un chapitre nouveau danâ la science : En mai 1875, prenant avec mon sphygmographe à ampoule de mercure le tracé de V artère crurale, au niveau du pli de l'aîne, et sur un sujet fort maigre, je remarquai que l'image s'y traçait parfois en creux, au lieu d'être en relief, comme cela a toujours lieu pour les artères. Je restai longtemps avant de comprendre cette exception, l'attribuant à une imperfection de l'appareil. Mais, voyant le phénomène se reproduire et m'apeicevant qu'il était surtout marqué lorsque l'instrument glissait et s'appliquait au côté interne de l'artère, sur le calibre