POULS DE LA RESPIRATION CHEYNE-STOKES
1° Pendant les panses, il y a diminution de la tension artérielle, accélération àn pouls ^ pâleur de la face, et des muqueuses, obnubilation intellectuelle, insensibilité générale, rétrécissement de la pupille.
Tous ces phénomènes se rattachent à une anémie bulbaire.
2° Pendant la phase respiratoire, il y a augmentation de la tension artérielle, ralentissement du pouls, cyanose des mains et des pieds, dilatation pupillaire.
De tels signes appartiennent à la congestion veineuse bulbaire. Ils indiquent l'irrégularité et Vinsuffisance de Virrigation artérielle du bulbe et se rapportent aux maladies du cœur qui la produisent le plus souvent, savoir : l'iusurOsancc aortique, et la dégénérescence graisseuse dn coeur on des grosses artères. Le pronostic est toujours très grave, ordinairement la mort arrive sous peu de jours.
Indication thérapeutique. — Cette indication est plutôt négative que positive, car on connaît peu de moyens d'arrêter le syndrome cheyne-stockes. Mais tout médicament qui diminue V excitabilité des centres nerveux ou qui anémie le bulbe, tous les modérateurs du pouvoir réflexe, opium, bromure, chloral, doivent être laissés de côté, du moins les doses fortes, lors même que leur usage paraîtrait indiqué par l'insomnie ou la douleur.
'"' Au contraire^ le Thé, le Cqfé,\B. Coca,lBi Convallamarine,V Éther en injection hypodermique et en boisson, la noix de Kola,\dk liqueur anodyne d^ Hoffmann, le vin vieux et généreux, peuvent donner soulagement au malade et arrêter momentanément le phénomène.