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LA CIRCULATION PAR INFLUENCE C0NSID:ÉRÉE DANS LE CŒUR

1° Influcucc de la cloison iutervcntriculaire . — Les

parois musculaires qui agissent directement pour contracter le I ventricule veineux sont bien moins puissantes que celles du ventricule artériel et la circulation devrait y être bien plus languissante. Mais, ici encore, la circulation par influence vient apporter son appoint. En effet, lorsqu'on ouvre largemeut les i deux ventricules de manière à mettre en évidence la direction de la cloison intervetztriculaire, o a reconasât que celle-ci n'offre : point une surface plane, mais qu'elle décrit uo arc de cercle j ou mieux un segment de sphère, dont la convexité fait saillie j dans le ventricule veineux. Il en résulte qu'à chaque con- | traction du cœur la cloison repoussée par l'énergique pression du ventricule gauche rempli de sang vient faire saillie dans le ventricule droit et l'aider à se débarrasser du sang veineux qui le remplit, comme la paroi artérielle pressant la paroi veineuse. Sans doute, ici, cette impulsion n'est point la principale force, elle n'est que complémentaire, ce n'est qu'une influence, mais tout complément peut être regardé comme nécessaire, quand il agit à chaque instant, à chaque seconde; et toute influence doit être regardée comme obligatoire, quand elle est bienfaisante et qu'elle se renouvelle sans cesse pour le service de l'organisme.

2° Influence des ventricules sur leurs veines. — Si nouS | considérons maintenant les veines propres du cœur, nous y recoil-

naissons encore l'influence du viscère ; car à chaque systole le cœur resserre tous ses tissus, comprime ses veines et en chasse le sang pour un moment. Les troncs principaux des veines coronaires situés dans les sillons paraissent échapper à cette action, mais toutes leurs branches en subissent l'influence.

CIRCULATION PAR INFLUENCE CONSIDEREE A l' ARTERE AORTE ET AUX VEINES CAVES SUPÉRIEURES.

Imiiortancc physiologiiiae de la crosse de l'aorte. — La veine cave supérieure, plus que toute autre, reçoit de l'aorte une influence particulière et favorable ; cette influence est même double : impulsive à' une i^arl ei modératrice ou. répulsive de l'autre.

En effet, 1° comme les autres veines, elle éprouve la double impression de la systole et de la diastole artérielle qui repousse et attire le sang alternativement.

2° Elle reçoit, en outre, le choc de recul de la crosse aortique, dont l'effet encore mal étudié consiste, d'après mes recherches, à partager, à dédoubler pour ainsi dire la colonne veineuse à chaque pulsation produisant ainsi un double résultat : impulsion et répulsion ou modération.

A. — L'impulslou se fait sentir en favorisant l'écoulement du sang veineux déjà parvenu dans le segment vasculaire, situé audessous de la crosse, entre l'arc aortique et le cœur. ' I B. — La répulsion ou modération se fait sentir sur Ta' portion de la colonne liquide située encore au-dessus de la crosse aortique. En effet, le recul artériel arrête en partie sa marche et modère par une douce pression l'écoulement trop rapide du sang veineux qui se précipite vers l'oreillette non seulement par la progression naturelle du sang, mais aussi par la loi de la pesanteur ; aussi les anévrysmes de la crosse aortique, en exagérant cette compression, amènent des dilatations et congestions de la veine cave et des veines de la région supérieure du corps, Tefle est la double influence de cette disposition organique demi-circulaire appelée : crosse ou arc aortique sur la circulation Veineuse des plus gros vaisseaux de l'économie.

CIRCULATION PAR INFLUENCE CONSIDEREE DANS LE^ , VEINBiS - Eï SINUS CBRBBRAU:^. ^ '..«i, w> » i

Il est un certain nombre d'organes dans lesquels les veines, restant adhérentes au tissu organique et perdant leur forme

arrondie, prennent le nom de sinus ou de tissu caverneux. C'est dans ces sinus que le sang éprouve le plus de peine à circuler; C'est là aussi que la circulation par influence est la plus évidente.

Pouls veineux, des fontauelles. — Le pouls veineux des fontanelles en constitue l'une des plus belles expressions. La fontanelle antérieure, étant la plus grande, donne aussi les battements les plus prononcés. Mais cette étude ne peut se faire que chez les jeunes sujets. Passé l'âge de trois ans, l'ossification des cartilages est trop avancée pour que le courant veineux puisse encore les soulever. Aussi, contrairement à ce qui arrive pour les autres artères, les battements sont -ils perçus en raison inverse de l'âge. Plus l'enfant est jeune, plus les tracés sont élevés. Comme il est facile de le voir, le tracé des fontanelles est tout différent de celui des artères et même des autres veines il consiste en une simple ondulation où la ligne d'ascension et celle de descente se ressemblent et offrent les mêmes incli naisons. La diastole n'est pas suivie d'un temps de repos ; il y a apausie.

Absence de dicrotîsme des foutauelles. — En définitive l'encéphale produit l'effet d'un intermédiaire volumineux et doué d'une certaine résistance élastique qui explique pourquoi l'ondulation donnéepar les sinus est uniforme, dans ses périodes ascendantes et descendantes. On ne peut y constater ce dicro tisme habituel à tout vaisseau formé de parois élastiques rece vaut un liquide avec une force d'impulsion suffisante intermit tente et directe : c'est un pouls anacrote.

C'est qu'en effet la propulsion du sang dans les sinus recon naît pour principales causes :

1° Le mouvement de soulèvement que le cerveau éprouve à chaque battement des artères de la base du crâne ; 2° l'expan slon générale produite par le réseau artériel qui le pénètre et gonfle, à chaque diastole, ses circonvolutions. C'est à la fois un pouls d'Influence et un pouls de totalité qui se transmettent aux canaux veineux périphériques.

D'après les recherches de SALATHÉ * pendant le sommeil, les mouvements de la fontanelle, liés à l'action du cœur, offrent une excursion plus développée que pendaot la veille, ce qui indique diminution de la tension intra-crànienne et de la turgescence de l'encéphale, une anémie légère du cerveau qui serait la cause du sommeil.

La tension de la fontanelle est en outre d'autant plus grande que l'attitude de la tête est plus basse.

L'effort, la respiration, la toux y font sentir leur présence, mais la respiration ne donne une courbe sensible que lorsqu'elle est exagérée, ondulation bien distincte des pulsations, car cellesci sont au nombre de 100 ou 120 par minute, tandis que l'ondulation respiratoire ne dépasse pas 30 dans le même temps.

Le battement des fontanelles n'est donc pas causé par une contraction de la dure-mère, comme l'avait avancé baglivi ^ ou par une influence respiratoire et thoracique, comme l'affirmait BASSIÈRE DE LA MURE ^\ mais il est bien dù à Vinfiuence des artères I cérébrales transmise jusqu'aux sinus de la dure-mère par l'interi médiaire de la masse encéphalique.

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