‹ Le circulation et le poulsChapitre 403 sur 669 · OMBILICAL · texte numérisé non relu

OMBILICAL

Pendant la vie intrà-utérine, le fœtus est uni à la mère par le placenta, dont le sang ne possède aucune force initiale et par une veine très longue et très libre, la veine ombilicalej qui ne renferme dans ses parois que fort peu d'éléments contractiles. Cette veine mesure 30 à 60 centimètres de longueur. Placée en dehors du tronc fœtal, pliée, repliée en tous sens, parfois même nouée, elle doit éprouver souvent une grande peine à laisser circuler le sang veineux depuis le fœtus jusqu'au placenta. Mais, ici encore, s'observe une disposition favorable des artères qui vient en aide à la fonction. Voici comment :

Tandis que la veine ombilicale, beaucoup moins longue et moins flcAueuse que les artères, occupe l'axe du cordon, les artères s'enroulent uniformément autour d'elle en forme de spirale.

En outre, l'ensemble de ces vaisseaux se contourne comme les brins d"osier qui forment l'anse d'un panier. La veine se trouve donc, pour ainsi dire, plongée dans un tube artériel, et toutes les pulsations, toutes les diastoles de ce tube artériel doivent retentir sur les parois veineuses, faisant ainsi progresser le sang qu'elles renferment. Ainsi nous voyons la nature arriver au même but par les deux voies les plus opposées :

Dans le canal vertébral, les veines très élargies forment line gouttière où se loge V artère correspondante.

Dans le cordon ombilical, les deux artères conjuguées forment un tube spiroïde qui entoure la veine de ses anneaux multiples pour en exprimer le contenu.

Dans les deux cas, le résultat est le même, le mouvement artériel direct îd\i progresser indirectement le sang des veines ;'ûy a donc encore ici une circulation par influence de grande valeur et d'un type tout particulier.

Page 1